Extrait de “L’année lumière” de Giuseppe Genna par les Editions Métailié

Ho terminato la lettura dell’edizione francese del mio L’anno luce (Tropea/Saggiatore, 2005). La traduzione, operata da Serge Quadruppani per le Editions Métailié, è semplicemente strepitosa: resto a bocca aperta nell’osservare come i ritmi interni, le cadute, gli eccessi che sono derive erronee desiderate e stanno in piedi soltanto attraverso metriche sotterranee e strutturali – insomma, tutto il corredo dell’idea poetica dell’oggetto narrativo non identificato che è L’anno luce sia stato traslato con una perizia, una delicatezza, una sensibilità, un’acribia affettuosa che per l’appunto sconfinano nell’amore che è l’atto stesso di traduzione da parte di uno scrittore autentico, quale è Quadruppani. Vorrei qui porgere nuovamente a Serge Quadruppani ringraziamenti ufficiali e però personalissimi e ammirati.
Pubblico un estratto dell’edizione francese, cioè parte del prequel; la versione italiana dell’intero prequel è visionabile qui. gg

 

PREQUEL

– Venez, je vous emmène dans le monde renouvelé.
Rapide, il lève le bras, index pointé vers le haut.
Giuseppe Genna - L'année lumière - Editions MétailiéC’est un congrès. On s’y entasse jusqu’à l’invraisemblable. Les dirigeants sont au parterre, le patron sur la scène électrise la masse. Managers, administratifs, vendeurs, secrétaires, accou-rus de toute l’Italie, jusque des agences périphériques, jusque des bureaux qui prennent la marque en leasing. L’air chaud sent la saucisse de Strasbourg et la moutarde. Ils hurlent, éperonnés par l’homme sur la scène, aux manches de chemise retroussées. Il se donne beaucoup de mal, il a soixante ans, mais il a encore des objectifs, la volonté d’agir. Il est grand, un mastodonte. C’est le leader. Il hurle le nom de son principal concurrent, le Concurrent, il met la main ouverte derrière son oreille et tend sa grosse tête de requin. La foule hurle immensément contre le Concurrent, on brandit le pouce baissé.
Fébrilité générale. Lumières orange.
La route est tracée.
Les objectifs sont immenses.
C’est une occasion immense, à ne pas laisser échapper.
Les horizons perdus ne reviennent jamais.
Derrière l’administrateur délégué qui se déchaîne sur la scène, s’étale, énorme, le slogan de la campagne de cette année : Nouvelles possibilités de se connaître. Un énorme mobile. Une énorme oreille. Un œil énorme dont les pau-pières s’écarquillent devant un mobile UMTS ouvert, dans lequel on voit le visage de l’administrateur délégué qui braille en direct. Sur les côtés, des ballons orange explosent. D’un coup s’ouvrent des boîtes en carton suspendues, comme des lanternes chinoises interstellaires, des petits billets porte-bon-heurs chinois pleuvent, orange eux aussi, la foule est un liquide dense, déchaîné, qui ondule par masses fluides, impres-sionnantes. Tout le monde bondit pour saisir au vol les billets qui pleuvent, légers, on dirait du papier qui brûle, on les appelle “SMS de papier”.
Et à cette foule, d’au moins dix mille personnes, l’adminis-trateur délégué hurle :
– Où allons-nous Vous le savez, où nous allons, nous
Puis il y a un silence sommaire. L’administrateur délégué fait montre d’une maîtrise consommée. Il joue comme un grand acteur.
– Moi, je vais vous le dire, où on va.
Il arpente la scène d’avant en arrière, pivotant sur lui-même, puis s’arrête, commence à hocher toujours plus inten-sément sa tête carrée, avec sa grosse mâchoire volontaire en mouvement. Il s’est arrêté, il hoche la tête, il lève le bras à la verticale, l’index brandi vers le haut :
– On va aller là.
La foule explose.
– Vers le ciel !
Toutes, tous hurlent.
Notre Homme, le personnage principal de ce récit, est au premier rang : celui des dirigeants les plus importants, ce qu’on appelle la première ligne. Il est debout et il applaudit, personne n’est assis sur les sièges de location en plastique.
– Nous allons arriver au ciel. Notre destin est de nous étendre. De nouveaux espaces, de nouvelles galaxies, de nou-velles planètes pour de nouveaux habitants. Et nous y serons. C’est plus près que ce que vous imaginez. Dites à ce putain d’Alien qu’on arrive !
Tout le monde rigole, c’est un éboulement, l’air s’effondre sous le séisme aérien de ce rire. Un homme mange une saucisse et applaudit, tous applaudissent et de nouvelles lanternes de papier explosent, une nouvelle myriade de petits messages i-ching tombe en pluie.
– C’est comme ça. Notre service juridique, et il montre la zone où sont entassés les gens du service juridique central, qui répondent en hurlant, notre service juridique a gagné dix-huit procès cette année, allez disons dix-neuf, contre les cons. Pas des écologistes : des prête-noms stipendiés par nos concurrents. Ils disaient que les antennes polluaient. Notre staff les a enculés.
La foule applaudit les gens du service juridique, qui reçoivent l’enthousiasme, redoublent l’enthousiasme. Ce lieu concave vibre de manière effrayante.
Voilà l’humain, le phénomène humain.
– Et même si c’était le cas Même si elles étaient polluantes, nos antennes La pollution, c’est notre oxygène ! La pollution, c’est l’avenir. Achetez des actions sur la pollution, lance-t-il, et il rit. La pollution nous pousse en avant. La pollution nous exalte. Voilà ce qu’est pour nous l’apocalypse des écologistes : un stimulus. Cette planète doit arriver à ses limites pour que nous soyons obligés d’accomplir le grand saut. Le grand saut dans l’espace, la frontière du futur est déjà là, c’est nous ! Derrière l’administrateur délégué qui hurle apparaît le vais-seau Enterprise de Star Trek, on voit le capitaine Kirk, énorme silhouette granuleuse en pixels d’un mètre carré. Ils le recon-naissent tous, poussent de nouveaux hurlements.
– Vous n’imaginez même pas ce qu’il y a là où nous irons. Des astres immenses, du diamètre du système solaire tout entier. Des étoiles gigantesques de métal éteint. Des trous qui conduisent en tournoyant à de nouvelles dimensions du bien-être. Des affrontements titanesques. De nouveaux types de magnétisme, que nous plierons à nos objectifs. Des pulsars jumeaux qui dans l’obscurité la plus profonde tour–noient deux par deux, en émettant des signaux que nous capturerons. Nous habiterons là. C’est un processus irréversible. Les laboratoires sont en train d’accoucher de surprenantes technologies, des arcanes du futur, au rythme de la respiration. Regardez, dit-il, regardez les résultats de cette année. Nous avons remporté pour notre maison le pari du système phonique de la nouvelle navette spatiale. C’est 16 milliards d’euros ! Plus 32 % en Europe grâce à l’acquisition de télécoms grecques. Notre browser est prêt. Nous avons les satellites. Le rover sur Mars communique grâce à nous, aussi. Nous avons abattu la frontière. Nous sommes le réseau qui couvre la planète. Nous quittons l’orbite de la planète. Cette planète ne mourra pas en explosant. Cette planète sera tellement polluée qu’elle se congèlera. Elle se congèlera. Elle deviendra livide, violacée. Comme Mars : une planète morte, des abysses qui ne gardent plus la moindre trace d’eau. Des traces d’une vie passée, évaporée. Des termites qui vivent dans le sous-sol. Mais nous… nous serons ailleurs, nous serons partis ailleurs, dans l’espace profond, germinant, surgissant ! Nous sommes en train de travailler pour une nouvelle espèce !
Hurlements. Sursaut fébrile. Délire.
Sur l’énorme écran du faux mobile UMTS, apparaît Djihère. Tous le reconnaissent, hululent.
– On va tous les enculer ! Pas même une part de gâteau, pas même une miette à celui qui n’est pas avec nous ! Nous sommes les seuls. Nous savons que nous sommes les seuls. Nous sommes responsables. Nous somme en train de gagner, nous sommes en train de faire gagner son futur à l’espèce. Le grand bond est proche. L’air est tout entier parcouru de vibrations sur lesquelles est imprimée notre marque ! 73 % des mots en Europe vibrent dans l’éther grâce à nous, grâce au consortium où nous sommes ! Nous secouons l’espace invisible, nous distordons le temps ! Nous sommes les héritiers de Dante, les héritiers d’Einstein ! Nous sommes en train d’écrire le livre invisible de l’histoire, dans l’air ! Tout ce qui vibre est à nous ! Tout vibre ! Nous sommes l’avant-garde d’une espèce dépassée, qui s’est dépassée ! Nous allons renverser le mur de la télépathie ! La télépathie aura notre marque imprimée ! Per-sonne ne nous achètera, nous sommes à nous !
Explosion de hurlements à nouveau, la voix est un feu liquide qui dévore l’air, elle est en expansion. Notre Homme sourit à la première rangée à côté de lui : cette rhétorique est enthousiasmante.
L’administrateur délé-gué est un génie. Il les tient dans sa main, tous autant qu’ils sont. C’est un leader-né. Il était fait pour ça. C’est une voca-tion. Notre Homme applaudit fort, ses paumes rou-gissent et lui font mal.
– Nous sommes l’immense famille, le temple, la maison ! Où que vous soyez, nous y sommes ! Si vous voulez parler, vous devez nous le demander à nous ! Nous permettons tout à cette race de merde !
Soudain, on distingue nettement sur l’écran de l’énorme faux mobile, en direct, entre les têtes pixellisées, une main maigre, au poignet mince et olivâtre, qui surgit au-dessus d’un secteur de la foule. Elle a un pistolet à la main, elle tire.
Dans le silence retentit la détonation du projectile.
L’administrateur délégué accuse le coup, rebondit en arrière, pneumatique, la tache rouge explose sur la chemise blanche, il pivote mal, comme déboîté, tombe sur la scène. Tous les visages sont blancs, les yeux et les bouches béants et noirs.
Silence. Panique. Paroxysme.
Ça commence à hurler. Toutes. Tous.
La foule se défait.
Ils se font mal. Ils n’arrivent pas à évacuer.
Notre Homme se jette à terre. La première rangée qui était à côté de lui se jette à l’horizontale sur lui, lui presse les côtes.
Sur le sol de la scène, il y a un cadavre, cet énorme corps vidé, dans la foule la main qui a tiré n’est plus visible. Les dix mille hurlent, se piétinent.
Tout à coup, l’administrateur délégué ressuscite.
Il se lève, s’essuie l’épaule de la paume de la main.
Il rit :
– Nous, nous savons toujours surprendre !
La multitude ondule, le rire commence, la musique du slogan de campagne démarre, les flashs se déchaînent, Notre Homme se relève lui aussi, s’essuie les épaules en frottant sa veste du plat de la main, tout le monde rit, un rire tumultueux qui submerge toute tension.
La mise en scène a été exaltante.
Le coup de génie a fait un strike.
Cette entreprise a des intuitions surprenantes.
L’administrateur délégué met les bras en croix, saisi par la lumière blanche des projecteurs sur la scène, puis mime une embrassade à tous, applaudit tandis que tous applaudissent en délire, il commence à descendre de la scène, revient à terre.
On lui fait rendosser sa veste, il n’a même pas déroulé les manches de sa chemise, les premières rangées, en riant, lui donnent des claques dans le dos, il montre avec un visage exces-sivement étonné la tache de faux sang et il rit, il rit, sa mâchoire carrée rit, semble manger l’air.
Tous le photographient avec leur mobile UMTS.
Tout cela est mémorable.

da L’anno Luce
Preq

Annunci

L’ANNO LUCE: il prequel

“Non considerare il potere, la ricchezza e il prestigio
come i valori superiori della nostra vita, perché in fondo
essi non rispondono alle attese del nostro cuore”
Benedetto XVI, udienza generale 1 giugno 2005

“L’universo mi teme, i miei occhi vedono la Geenna”
Apocrifi neotestamentari, Apocalisse di Esdra, 29

 

0.
Prequel

“Venite, vi porto nel mondo rinnovato”.
Rapido leva il braccio in alto, l’indice puntato all’alto.
E’ una convention. E’ gremito all’inverosimile. Gli alti gradi in platea in avanguardia, il vertice sul palco carica la massa. Manager, amministrativi, venditori, segretarie, tutti qui convenuti da tutt’Italia, dalle sedi anche periferiche, anche gli uffici che adottano il brand in leasing. C’è odore di wurstel e senape nell’aria calda. Urlano spronati da quello che urla sul palco, in maniche di camicia rimboccate. Si dà un gran da fare, ha sessant’anni ma ha ancora obbiettivi, voglia di fare. E’ alto, mastodontico. E’ il leader. Urla il nome del concorrente principale, il competitor, mette la mano aperta dietro l’orecchio e sporge la grossa testa di squalo. La folla immensamente urla contro il competitor, si alzano pollici versi.
Tutto è febbrile. Le luci sono arancioni.
La strada è tracciata.
Gli obbiettivi sono immensi.
Questa è un’opportunità immensa, da non perdere.
Gli orizzonti perduti non ritornano mai.
Dietro l’amministratore delegato, che si scatena sul palco, c’è enorme lo slogan della campagna di quest’anno: Nuove possibilità per conoscersi. Un enorme cellulare. Un enorme orecchio. Un enorme occhio che sbatte la palpebra davanti a un enorme schermo di un umts gigantesco aperto, e dentro lì si vede la faccia che urla dell’amministratore delegato, in diretta. Ai lati i palloncini esplodono, arancioni. Si aprono di colpo contenitori cartacei sospesi, come lanterne cinesi interstellari, piovono bigliettini della fortuna cinesi di colore arancione, la folla è un liquido denso, scatenato, che ondula a masse fluide, impressionanti. Tutti saltano per raccogliere al volo i bigliettini che piovono leggeri, sembra carta incendiata, definiti “sms di carta”.
E l’amministratore delegato – saranno almeno diecimila – gli urla contro: “Dove andiamo? Lo sapete dove andiamo noi?”.
Poi c’è un sommario silenzio. L’amministratore delegato è consumato nella maestria. Recita da grande attore, consumato. “Io ve lo dico, dove andiamo noi”. Cammina avanti e indietro, ruotando su se stesso, poi si ferma, inizia ad annuire sempre più intensamente con la testa squadrata, la grande mascella volitiva in movimento. Si ferma, annuisce, punta il braccio in verticale, il dito indice in verticale verso l’alto: “Là andremo”. Esplode il boato della folla. “Verso il cielo!”. Urlano tutti, tutte.
Il Nostro Uomo, il protagonista del nostro racconto, è in prima fila: quella dei dirigenti più importanti, la cosiddetta prima linea. E’ in piedi e applaude, nessuno sta seduto sulle sedie in plastica affittate.
“Noi arriveremo in cielo. Il nostro destino è espanderci. Nuovi spazi, nuove galassie, nuovi pianeti per nuovi habitat. E noi ci saremo. E’ più vicino di quanto immaginate. Dite a quell’Alien del cazzo che stiamo arrivando!”.
Ridono tutti, è uno smottamento, l’aria frana per il sisma aereo della risata. Un uomo mangia un wurstel e applaude, tutti applaudono ed esplodono nuove lanterne di carta, piove una nuova miriade di messaggini i-ching.
“E’ così. Il nostro ufficio legale” e indica la zona dove sono compressi quelli dell’ufficio legale centrale, che rispondono ululando, “il nostro ufficio legale ha vinto diciotto cause quest’anno, su diciannove, contro gli stronzi. Non ecologisti: prestanome prezzolati dai competitor. Dicevano che i tralicci inquinavano. Il nostro staff li ha inculati”.
La folla applaude quelli dell’ufficio legale, che raccolgono l’entusiasmo, raddoppiano l’entusiasmo.
Questo posto concavo vibra paurosamente.
Questo è l’umano, è il fenomeno umano.
“E se anche fosse? Se anche fossero inquinanti, i tralicci? L’inquinamento è il nostro ossigeno! L’inquinamento è il futuro. Comprate bond sull’inquinamento” e ride. “L’inquinamento ci spinge. La polluzione ci esalta. L’apocalisse ecologico è questo per noi: lo stimolo. Questo pianeta deve arrivare ai limiti perché noi siamo costretti a compiere il balzo. Il balzo nello spazio, la frontiera del futuro è già qua, siamo noi!”.
Dietro l’amministratore delegato che urla appare l’Enterprise di Star Trek, si vede il capitano Kirk, enorme sagoma sgranata in pixel da un metro quadro. Lo riconoscono, rilanciano gli urli.
“Nemmeno immaginate cosa c’è là dove andremo. Astri immensi, del diametro dell’intero sistema solare. Stelle gigantesche di metallo spento. Buchi che conducono roteando a nuove dimensioni di benessere. Scontri titanici. Nuovi tipi di magnetismo, che piegheremo ai nostri scopi. Pulsar gemelle, che nel buio più profondo ruotano a due a due, emettendo segnali che cattureremo. Noi abiteremo là. E’ un processo irreversibile. I laboratori stanno partorendo tecnologie sorprendenti, arcane, al ritmo del respiro. Guardate” dice, “guardate i risultati di quest’anno. Abbiamo portato a casa la commessa per il sistema fonico del nuovo Shuttle. Sono 16 miliardi di euro! Più 32% in Europa grazie all’aquisizione della Telecom greca. Il nuovo browser è pronto. Abbiamo i satelliti. Il rover su Marte comunica grazie a noi, anche. Abbiamo abbattuto la frontiera. Siamo la rete che sta coprendo il pianeta. Esorbitiamo dal pianeta. Questo pianeta non morirà esplodendo. Questo pianeta sarà talmente inquinato da congelarsi. Si congelerà. Diventerà livido, violaceo. Come Marte: un pianeta morto, abissi che non recano più traccia di acqua. Tracce di una vita che fu, sfumata. Termiti che sopravvivono nel sottosuolo. Ma noi – noi saremo altrove, saremo andati altrove, nello spazio profondo, germinando, sbocciando! Stiamo lavorando per una nuova specie!”.
Urla. Febbrile sussulto. Delirio.
Sull’enorme schermo dell’umts falso, appare Gei Ar. Tutti lo riconoscono, ululano.
“Noi ce li inculiamo tutti! Nemmeno una fetta di torta, nemmeno una briciola a chi non sta con noi! Siamo i soli. Sappiamo di esserlo. Siamo responsabili. Stiamo guadagnando, stiamo facendo guadagnare alla specie il suo futuro. Il grande balzo è vicino. L’aria è immensamente percorsa da vibrazioni su cui è impresso il nostro marchio! Il 73% delle parole in Europa vibra nell’etere grazie a noi, grazie al consorzio in cui stiamo! Noi scuotiamo lo spazio invisibile, distorciamo il tempo! Noi siamo gli eredi di Dante, gli eredi di Einstein! Stiamo scrivendo il libro invisibile della storia, nell’etere, nell’aria! Tutto ciò che vibra è nostro! Tutto vibra! Noi siamo l’avanguardia di una specie superata, che si è superata! Stiamo per sfondare il muro della telepatia! La telepatia avrà il nostro marchio impresso! Nessuno ci comprerà, noi siamo nostri!”.
Ancora boati, la voce è un fuoco liquido che divora l’aria, è in espansione.
Il Nostro Uomo sorride alla prima linea che gli sta accanto: questa retorica è entusiasmante. L’a.d. è un genio. Li tiene in mano, tutti. E’ un leader nato. Era fatto per questo. Questa è una vocazione. Il nostro uomo applaude forte, i palmi si arrossano e fanno male.
“Noi siamo l’immensa famiglia, il tempio, la casa, siamo l’aria! Ovunque siate, lì siamo noi! Se volete parlare, dovete chiederlo a noi! Permettiamo tutto a questa razza di merda!”.
All’improvviso, si vede bene nello schermo dell’enorme finto umts, in diretta, tra le teste pixelate, distintamente una mano magra, il polso esile e olivastro, si sporge al di sopra di un settore di folla.
Ha una pistola in mano, spara.
Nel silenzio esplode il boato del proiettile.
L’amministratore delegato accusa il colpo, rimbalza indietro, pneumatico, la macchia rossa esplode sulla camicia bianca, rotea male, slogato cade sul palco. Le facce di tutti sono bianche, gli occhi e le bocche sono tutti uguali buchi neri spalancati.
E’ silenzio. E’ panico. E’ il parossismo.
Iniziano a urlare, tutti, tutte.
La folla sbanda.
Si fanno male. Non riescono a evacuare.
Il nostro uomo si butta a terra. La prima linea che gli stava accanto si butta orizzontale sopra di lui, gli pressa il costato.
Sul palco a terra c’è il cadavere, quell’enorme corpo svuotato, tra la folla la mano che ha sparato non si vede più. I diecimila sono urlano, si calpestano.
All’improvviso, l’amministratore delegato risorge.
Si alza, si pulisce la spalla col palmo della mano.
Ride: “Sappiamo sempre come stupire, noi!”.
La moltitudine ondeggia, inizia la risata, parte la musica dello slogan della campagna di quest’anno, i flash impazziscono, il nostro uomo si rialza anch’egli, si pulisce le spalle pettinandosi la giacca con la mano aperta, tutti ridono, è una risata fragorosa che sommerge ogni tensione.
La messinscena è stata esaltante.
Il colpo di genio ha fatto strike out.
Quest’azienda ha intuizioni sorprendenti.
L’amministratore delegato spalanca le braccia a croce, invaso dalla luce bianca dei fari sopra il palco, poi mima un abbraccio a tutti, applaude mentre tutti in delirio applaudono, inizia a scendere i gradini del palco, torna a terra.
Gli stanno facendo indossare la giacca, nemmeno si è risistemato le maniche della camicia, le prime linee, ridendo, gli battono pacche sulle spalle, lui mostra con la faccia stupita all’eccesso la macchia di finto sangue addosso, e ride, ride, la mascella quadrata ride, sembra mangiare tutta l’aria.
Lo fotografano tutti con l’umts.
Tutto questo è memorabile.
Sgomitano per dargli la mano, si accalcano intorno a lui.
Il nostro uomo gli stringe la mano sorridendo, con i piccoli denti privi di dentina, annuisce con l’espressione ammirata: “Come ti è venuta in mente, Lapo? Un capolavoro…”
E l’amministratore delegato annuisce e sorride e dice: “Questo è meglio del futuro: è il presente”, e strizza l’occhio, accarezza sulla guancia il nostro uomo.
E poi la folla orizzontale li copre e nemmeno sanno cosa sta per accadere, che la tragedia, onda che non si vede, sta montando.
La tragedia, sì, monta.

 

[Qui la versione francese: Extrait de L’année lumière – Giuseppe Genna – trad. Serge Quadruppani – Editions Métailié]

“L’anno luce” esce in Francia: arriva “L’année lumière”

'anée lumièreVoluto e tradotto dal romanziere e impegnatissimo intellettuale Serge Quadruppani (qui il suo sito ufficiale), per le Editions Métailié, la cui collana di narrativa italiana è un gioiello internazionale di cui noi del Belpaese dovremo essere grati proprio a Quadruppani, è in uscita il 15 marzo L’année lumière, edizione francese de L’anno luce, romanzo risalente al 2005 e pubblicato in Italia da Tropea-il Saggiatore. E’ semplicemente un onore essere editi nella collana allestita presso Métailié, così come lo è essere tradotti da Quadruppani, scrittore e traduttore delle più varie modalità stilistiche della lingua narrativa italiana, che qui devo ufficialmente ringraziare per l’ostinazione, la pazienza e la fatica con cui ha tradotto e fatto pubblicare un testo difficoltoso e non certo di grande facilità commerciale. Questa la scheda allegata:

Présentation de l’éditeur
À Milan, une entreprise de téléphonie mobile célèbre ses succès commerciaux en même temps qu’elle est confrontée à une tentative de prise de contrôle hostile de la part d’une société anglaise. L’un des principaux dirigeants de la société milanaise, que tout le monde appelle Mental, découvre en rentrant chez lui son épouse plongée dans un état de sidération sur lequel la médecine a peu de prise. Qu’est-ce qui a pu la plonger dans un tel état de choc ? Mental va découvrir, en même temps que la liaison de son épouse avec un très étrange adolescent surdoué, les agissements de l’Affairiste, vieil agent d’influence rappelé d’Afrique du Sud par les Anglais, tandis que peu à peu se dévoilent les projets communs de la société et du Vatican, décidés à exporter dans les étoiles le délire technologique érigé en religion.
Giuseppe Genna, auteur confirmé d’outre-Alpes, a publié une douzaine de romans noirs et de romans de littérature générale. Ont été traduits en France Sous un ciel de plomb, Au nom d’Ismaël et La Peau du dragon (Grasset).

A celebrazione di questa uscita, che segna il ritorno di una traduzione all’estero di un mio testo, pubblico un brano italiano da L’anno luce, rimasto finora inedito in forma digitale (avevo già pubblicato on line la Scena dell’inverno nucleare). Non prima di avere specificato che, quanto alla forma-romanzo, L’anno luce, che ai tempi definii “romanzo neoborghese”, è il precursore, molto esploso e labirintico, estremamente strutturato per devianze, di una narrazione che anticipa il mio prossimo Fine Impero e quanto verrà pubblicato nel prossimo futuro: una visionarietà cercata come cifra di una rappresentazione dell’oggi o di un’ucronia che è impossibile non scambiare per l’oggi.
Ecco il brano.

“Non considerare il potere, la ricchezza e il prestigio come i valori
superiori della nostra vita, perché in fondo
essi non rispondono alle attese del nostro cuore”
Benedetto XVI, udienza generale 1 giugno 2005

“L’universo mi teme, i miei occhi vedono la Geenna”
Apocrifi neotestamentari, “Apocalisse di Esdra”, 29

Entra il Faccendiere

Il racconto costringe ora a deviare momentaneamente dalla drammatica situazione in cui versano il Mente, Maura, la sorella di lei e l’azienda del Mente, per introdurre a sorpresa un nuovo protagonista della vicenda.
E abbiamo soltanto accennato a quel ragazzino, il cui corpo era slacciato nell’acqua rossa di sangue nella vasca!
Conta poco, tutto ciò. Ora è l’ora di quell’uomo che si è visto passare come un’ombra fuori della stanza d’ospedale dove Maura è ricoverata.
E’, quest’uomo, quello che si definirebbe un personaggio oscuro, tenendo presente che serve luce per avere idea dell’oscurità. E’ un’eminenza non grigia, ma nera. Nemmeno: egli muta colore.
La sua comparsa nella vicenda del Mente ha un prologo: inaspettatamente nel Sudafrica, ai margini di un’immensa assolata prateria arancione, che va a fondersi con una foresta di sconvolgente e conturbante bellezza, le cui dimensioni e la cui intima vita sono totalmente aliene da quanto concepisce essere vita qualunque personaggio finora apparso nel racconto. Mangrovie profumatissime sono percorse da rettili letali, che sarebbero mostruosi se non fossero naturali. E negroidi disadattati che vivono vicende impossibili a raccontarsi ruotano in miti eterni le loro esistenze, che al Mente sembrerebbero ufologiche o pittoresche, ottocentesche.
L’eminenza oscura che qui inaugura la sua parte nel racconto è un faccendiere e ha ricoperto notevoli incarichi a latere di operazioni condotte da numerosi servizi segreti occidentali. Nella storia di Italia, che è la nazione in cui si svolge il racconto, un personaggio simile ha ottenuto i favori delle cronache ai tempi dello scandalo P2, del crack Ambrosiano, della morte del banchiere Calvi e di quella del banchiere Sindona. Si chiamava, quel faccendiere, Francesco Pazienza. Ma Pazienza non finisce mai: il mondo è pieno di Pazienza, ha infinitamente Pazienza. I manager Hollyburton che consigliano il vicepresidente statunitense Cheney; i contrattisti del magnate dei media Murdock; gli stessi alti gradi Enron e Parmalat; le forze segrete su cui contava ai tempi di Reagan l’ammiraglio Oliver North; gli inviati presso Panama a trattare con Faccia d’Ananas, il generale Noriega; coloro che tramano contro le principali Telecom delle nazioni occidentali: sono questa pasta di uomini, sono uomini simili al personaggio di cui si sta qui trattando.
Egli è finito in Sudafrica come spesso è capitato a storici operatori di intelligence e a faccendieri che per conto di costoro hanno lavorato: un esito borghese e al tempo stesso esotico di una vita condotta nell’indegnità, nella sopraffazione crudele e sottaciuta, nel ricatto, nel complotto interno a una sterminata macchina cospirativa, di cui ogni potere si è servito da quando si è imposto sul pianeta il regno dell’uomo.
Il nome di quest’uomo è Anthony Brook, inglese con madre italiana, nato a Leeds sessanta anni addietro e naturalizzato in seguito cittadino statunitense, dopo avere sposato una collega, con la quale, pur non avendo generato figli, ha condiviso un amore insospettabilmente fedele e intenso. Questa potenza amorosa, che è un’alleanza nel puro reciproco incanto, costituirebbe un’eccezione nella vita oscura di Anthony Brook, se non fosse una costante sempre attiva da quando egli ha conosciuto e folgorantemente ha amato la sua compagna, la quale si chiama Antonya Brook.
Nell’intelligence internazionale, che è un mondo lussuoso e sfolgorante simile a una Hollywood segreta e diplomatica, i nomi non valgono, non hanno diritto d’asilo. Una persona non coincide con il suo nome, poiché ognuno può disporre di mutevoli ma consolidate identità fittizie. Ogni operatore è noto agli altri, spesso di parte avversa (il che è sempre transitorio, poiché gli avversari di oggi sono gli amici di stasera), con una sigla che ne decreta la leggenda personale. Così Anthony Brook non è conosciuto come Anthony Brook, bensì come il Faccendiere, o l’Uomo Che Sbriga Le Faccende, per la capacità che ha dimostrato di violare, con negazioni irriverenti, l’andamento di piani concordati, per raggiungere risultati d’eccellenza con modalità sorprendenti e perciò tanto più efficaci. E, come osservato in precedenza a proposito del Mente, qualcosa di effettivo viene conservato nei soprannomi. Non nel caso tuttavia dell’amore che Anthony consuma, fiamma lenta e calda e mai minacciata in anni e anni, per sua moglie Antonya, per la quale egli si è adoperato a non risolvere mai le Faccende d’Amore: non va risolto, l’amore; questo è l’insegnamento della vecchia generazione occidentale.
Quando l’avventura professionale del Faccendiere fu, a sua detta, giunta al termine, Anthony e Antonya si risolsero a trasferirsi nel nord del Sudafrica, poco dopo che Nelson Mandela aveva assunto la presidenza onoraria del paese. Introdotti comunque nell’élite (essi conobbero in anticipo su molti altri addetti della comunità governativa il segreto di Mandela: il figlio Makgatho ammorbato dall’Aids), dimoravano in una splendida casa coloniale, bianca dalla vernice parzialmente screpolata e tuttavia accecante nella luce del mezzodì, proprio ai margini della pianura di savana opposti a quella foresta di mangrovie rettili e aborigeni.
Lì, nemmeno sei mesi orsono, Antonya è stata aggredita: da un tumore al midollo.
Ed è morta.
Nello svolgimento della sua professione il Faccendiere mai ha ucciso un uomo. Uomini sono morti, per le varie operazioni segrete, ma non li ha mai uccisi lui direttamente. Non ha mai visto un cadavere, la morte non è faccenda da Faccendieri.
E ora Anthony sta assolvendo all’ultima volontà di Antonya: che è essere sepolta con un rito celebrato da quegli aborigeni, che lei aveva studiato conosciuto e amato in questi anni, proprio sul confine tra la pianura di savana e quella foresta.
Sembrerebbe una fiction e invece è vero. Sembrerebbe improbabile e invece è solo cultura, sovrapposta alla natura.
L’entrata di quest’uomo nel racconto è una tragedia personale, privata, occultata agli occhi di chiunque se non a quelli di aborigeni catapultati nel presente da un tempo buio, terrifico, ritualizzato.
Entra il Faccendiere.

Allucinava, da mesi. La mente che vacilla è una difesa all’inadeguatezza che lascia scampo.
Giorni prima aveva visto il cielo – una giornata calda, i contorni delle mangrovie nell’orizzonte arancione che parevano monoliti di basalto – il cielo a forma di una sterminata rosa azzurrina. Per ore era rimasto incantato, il televisore acceso dentro alle sue spalle, nel buio fresco della stanza, dove era il divano su cui sua moglie moriva un giorno di più. Ogni giorno, una porzione di morte.
Può un uomo tollerare questo dolore? Che cos’è il dolore? Chi soffre non è profondo, finalmente. Non essere profondi è finalmente la modulazione del riposo, dell’amore concesso.
Come faceva Antonya a scrutarlo serena, smangiata dal giallo limone dell’ittero del cancro, sotto la zanzariera che si scuoteva dolcemente nella brezza? Il vento attraversa la casa, la sorte attraversa l’uomo, e la donna.
Anthony Brook, detto in altri tempi e altrove il Faccendiere, era uscito a scrutare l’orizzonte piatto e magnificente dopo avere visionato nel televisore, insieme a sua moglie a cui mancavano poche ore, le immagini trasmesse da tre miliardi di chilometri dal punto in cui si trovavano entrambi, lui il vivo e lei la morta: la sonda Cassini-Huygens era entrata nell’orbita di Saturno, il pianeta magnetico con il nucleo in roccia rovente, dieci volte la Terra, la superficie striata fatta di gas e battuta, sotto la coltre di nubi solforiche, da venti che raggiungevano i 500 chilometri all’ora. Essere investito da quel vento solforico! Cancellàti! E la sonda, sparata sette anni prima, in piena notte, innalzatasi nella luce di un giorno artificiale per la deflagrazione del combustibile pressato nei razzi, in accelerazione fuoriuscita a fatica e con enormi stridii delle strutture dall’atmosfera densa e rara della sfera terrestre, si era trasformata nel percorso, aveva espanso la larga antenna in carbonfibra di fattura italiana, un proiettile idiota a strumentazione intelligente, in vista l’enorme sfera di gas compresso in materia solida, placido, numinoso, di Saturno: marroncino, anellato.
Una nuova forma di intelligence. L’avanguardia del servizio segreto.
E la sonda, sette anni dopo, si era capovolta, per proteggersi dalla materia inerte che ruotava a forma di ciclopici anelli intorno al pianeta liquido Saturno, anelli rosacarne, polvere in stato adiabatico. Aveva decelerato. Era stata attratta e catturata dalla gravità del globo liquido. E aveva inviato le prime foto: sgranate, in bianco e nero, fantastici giochi regolari di materia in fluttuazione. E il pulviscolo che si piegava docile alle variazioni del vento solare, spostato dai fotoni che percorrono in uscita il sistema. E, giù, a ventimila chilometri, le prime tempeste letali, furibonde, che sconvolgevano la superficie incerta del pianeta. Aveva detto il responsabile americano della missione: “Servirà a comprendere cos’era la terra al suo primordio”. Anthony e sua moglie che stava morendo erano rimasti incantati dalle foto di quegli anelli: una seta, sembrava, un tessuto accarezzato nel libero infinito, nero. Cosa pensava che fosse, l’idiota americano, la Terra dei primordi? Questo grumo carcinomatoso, questa storia che si contrce su di sé, si avvizzisce…
Allucinava. Aveva inoltrato una domanda all’ospedale centrale di Joahnnesburg. Accettava il cancro, ma soltanto perché era di sua moglie, ed era consapevole di questa crudeltà naturale, e però rifiutava decisamente l’ipotesi dell’incoscienza finale di lei: sarebbe entrata nell’incoscienza! Ancora viva, per gli ultimi minuti, senza accorgersi di lui! La morte non è un affronto, è la natura sommaria delle cose tutte, ammesso che la natura sia sommaria.
Antonya aveva rifiutato il ricovero: “Qui è più bello. Mi fermo nella bellezza. Manca poco ormai, sarebbe inutile”. Sostituiva l’utile con il bello. I processi degenerativi avanzavano, nemmeno più un’insidia, ma uno sconfinamento conclamato. E la paura di finire demente non era per lei più forte delle metastasi: la paura non tutela la vita, la paura è più della vita. L’inferno in terra: un annuncio. Come possono non rendersi conto di un’ovvietà così evidente, i medici e gli ospedali? Pazzi scientifici. Il loro delirio riduzionista. Le loro tragiche misinterpretazioni dei fatti. I loro bilanci da laboratorio. La ricerca dei fondi. A scavare, sotto qualunque azione, ci trovi questo: diplomazia, compromesso, il sottobanco accessorio. Il sale del divenire. L’aceto dato da bere al Cristo. Lo scandalo.
Insorge, si muore. E’ così. Un giorno una cellula devia, attiva nere potenzialità che ha proprie, in istato latente. Le potenze delle cellule: stando alle potenze, potrebbe esistere un antimondo cancerogeno, nero, che vuole fortemente prolificare. Un universo in cui una cellula sana sarebbe pronta a corrodere e sarebbe investigata come patologica. Un mondo teratologico, corpi devastati dai bubboni che funzionano armoniosamente, sostanze colloidali, metastasi libere di esprimersi, una creatività divaricata, sovraccarica di speranze, intimamente diretta alla sopravvivenza dell’equilibrio – di un equilibrio diverso. Recentemente certi scienziati avevano identificato quello che gli organi di stampa avevano battezzato “il vagito dell’universo”: era un tumore sonoro. Lo si poteva ascoltare in Rete (Anthony e Antonya l’avevano ascoltato insieme, e lei sorrideva dolcemente, pazientemente): il suono primario, ultraprimordiale, la prima frequenza emessa dall’immenso bambino universale, lo stridio impressionante era alla fine un salto di ottave, anonimo e perciò ancora più bestiale, freddissimo. L’espandersi organico di un grande animale cosmico, intessuto di materia e di pensiero, che divora ciò che gli è esterno, portando esso stesso il verbo dello spazio nelle regioni non fatte di spazio, che lo contengono, esplodendo nei quark e nei mesoni e nei muoni, facendo impazzire le stringhe, le teorie, la fervida immaginazione compressa nello stato potenziale, che al suo interno si sarebbe manifestata in forma di carne umana. La vita come tumore che va in metastasi, conquista lo spazio silenzioso e pacifico.
E c’era da ricordare, qualche anno prima, quando Hubble era in piena funzione e osservava stupito il messaggio di una luce antica di milioni di anni, che l’astrofisico Stephen Hawking, quella striscia di carne andata a male e contorta che desidera confinare Dio in una formula, definì “ultimo grido della materia” la frequenza emessa da un sistema solare che veniva inghiottito da un buco nero. Hubble e Hawking: feti che scrutano l’immenso utero bambino, in perenne espansione, finché la catastrofe non si rovesci e tutto torni su di sé, oltre l’innominabile punto iniziale, la superfibrillazione di più materie, di luci oltre la luce, di piani infiniti che collimano distinguendosi. Hubble e Hawking: la macchina lucida senza intelligenza e l’uomo deforme compresso nella testa.
Dai fatti, si scivola nel delirio.
Questo era capitato ad Anthony con l’approssimarsi, ormai imminente, della morte di Antonya.
“Sono un cadavere in movimento”, si diceva. Cos’è questo corpo fatto di cibo sedimentato? Minerali, sostanze grasse, lardellari. Una marionetta molliccia, un funzionamento scadente. La spugna dei polmoni, i bronchioli scoppiati. Una sacca svuotata. Che differenza, qui e ora, tra lui e Stephen Hawking? Se non altro, Hawking disponeva di una compassione mondiale. Un tributo generalizzato, l’ammirazione della platea planetaria. E’ storto e vede i segreti legami tra gli astri. Ma lui, Anthony? Soltanto rancore. Bastava toccarlo e i pori secernevano sebo e rancore.
Aveva vissuto nel crimine e nel segreto eletti a norma, e questo lo tormentava: si stava facendo vecchio, evidentemente, e la morte imminente di sua moglie certificava l’imminenza della sua. La mente è pura ossessione. E compulsiva, per di più. I pensieri, le idee, le più alte creazioni dell’uomo: sono ossessioni. La mente del neonato è calma, un sonno senza eguali. La increspano ossessioni. L’uomo reagisce al mondo ossessionandosi. L’esternalizzazione dell’uomo è malattia allo stato puro: malattia mentale. Perché non era mai nato un antiuomo a dire come stavano davvero le cose? Quale bisogno abbiamo di nascere e di reagire? Nascere significa reagire. Sentire è irritarsi. Che avventura penosa!
Era ossessionato dal ricordo di incarichi e operazioni lontani nel tempo: il ricatto perpetrato facendo sparire una bambina tedesca, le foto del pompino di un ministro inglese a un giovane con i capelli a spazzola arancioni. E da cos’altro era tormentato?
La colpa sorda gli premeva sullo sterno. Si sentiva cristianizzato, cattolicizzato. Ammetti tutti i tuoi errori, Anthony, vecchia cotica andata a male. Confessali prima di morire. Questo sudore cristiano lo mandava ai pazzi. Che bisogno c’era? Dov’era l’ultimo giudice? Chi gli calcolava la pena?

La pena era stata comminata e fu eseguita il mattino, alle quattro, fuori il cielo era fosforescente sulla pianura argentea a quell’ora, nel vento già caldo: Antonya rantolava e poi non rantolò più.
Anthony preparò il rito.
Aveva contattato, come richiesto da Antonya mesi addietro, gli stregoni degli aborigeni.
Restò un giorno col cadavere di lei sotto la zanzariera.
Il giorno successivo, non avendo dormito, gli aborigeni vennero a prenderla e Anthony seguì docile il piccolo corteo negro, piumato, coloratissimo.
La seppellirono saltando, ululando stridii di risa, incenerendo un serpente morto sul piccolo tumulo in terra battuta, nel quale fu inserita, su richiesta di Anthony, una croce in legno bianco: paletti militari.
Pensava di essere debole, cariato: pensava di essere giunto alla fine.
In pochi giorni, invece, all’abbattimento profondo, per causa del quale non riusciva nemmeno a muovere la mandibola e a parlare, si trovò a guidare verso Johannesburg il suo pick up.
Avanzò la proposta a un amico che continuava a collaborare con un’agenzia privata di intelligence aziendale. Trascorse qualche giorno, e poi l’incarico arrivò.
Sul divano dove moriva sua moglie, distese la foto sgranata d el manager italiano detto il Mente.

 

Scena dell’inverno nucleare

annolucecovernetUna scena dal romanzo L’anno luce (Saggiatore Net, 8 euro), il quale impatta in qualche modo con lo pseudothriller in uscita dopo l’estate per Strade Blu Mondadori, Le teste. Protagonista è un manager quarantacinquenne, numero due di una importante azienda di telecomunicazioni, arrembrante e spietato, soprannominato il Mente. Qui lo troviamo in una scena di dialogo con sua moglie, Maura, recentemente vittima di uno choc traumatico che l’ha costretta a un soggiorno ospedaliero, presso il reparto neuropsichiatrico. E’ mistero sul trauma che ha procurato lo choc alla donna. Il Mente è strattonato dalla vicenda coniugale e da quella aziendale: aggressivi concorrenti vogliono conquistare la sua azienda per fare una fusione. Siamo a metà libro. L’anno luce verrà pubblicato in Francia, per le edizioni Métailié, per la traduzione di Serge Quadruppani. [gg]

La cucina è bianca e le sedie sono bianche, è un materiale sintetico.
Dalla finestra alta la luce si versa come un liquido fastidioso. Puntando, lo sguardo va verso la parete lontana della facciata cieca, in cemento chiazzato di umido, del casamento oltre il vasto giardino condominiale, dove gli scivoli giocattolo colorati sono vuoti perché è mattino. Non c’è una bici legata nel cortile tenuto bene.
Sembra l’inverno nucleare.
Continua a leggere “Scena dell’inverno nucleare”

Crime: un bilancio

di Giuseppe Genna
[da “il manifesto”, 17.2.2009]

crime.gifMUTAZIONI DI RETORICA NELLO SPETTRO DEL NOIR
Oscenamente più splatter e abissalmente più nera di ogni genere narrativo, la morbosità derivata dalla esibizione della morte, che ci viene compulsivamente propinata dai media, sta modificando il genoma di correnti letterarie che vanno dall’hard boiled al romanzo epico. Contribuiscono alla mutazione le fiction, spesso apologetiche nei confronti delle forze dell’ordine, e le strategie dei nuovi serial tv

Più o meno da sempre i critici letterari italiani hanno inveito contro il successo di massa di alcuni libri: thriller o noir che fossero, i loro autori provenivano da zone troppo lumpen della narrativa. Ma l’onda lunga dei «libri neri» non sembra essersi perciò arrestata: la trilogia “Millennium” di Stieg Larsson, e tutto lo tsunami svedese, sono una conferma, almeno apparente, di questa vitalità.
Continua a leggere “Crime: un bilancio”