Extrait de “L’année lumière” de Giuseppe Genna par les Editions Métailié

Ho terminato la lettura dell’edizione francese del mio L’anno luce (Tropea/Saggiatore, 2005). La traduzione, operata da Serge Quadruppani per le Editions Métailié, è semplicemente strepitosa: resto a bocca aperta nell’osservare come i ritmi interni, le cadute, gli eccessi che sono derive erronee desiderate e stanno in piedi soltanto attraverso metriche sotterranee e strutturali – insomma, tutto il corredo dell’idea poetica dell’oggetto narrativo non identificato che è L’anno luce sia stato traslato con una perizia, una delicatezza, una sensibilità, un’acribia affettuosa che per l’appunto sconfinano nell’amore che è l’atto stesso di traduzione da parte di uno scrittore autentico, quale è Quadruppani. Vorrei qui porgere nuovamente a Serge Quadruppani ringraziamenti ufficiali e però personalissimi e ammirati.
Pubblico un estratto dell’edizione francese, cioè parte del prequel; la versione italiana dell’intero prequel è visionabile qui. gg

 

PREQUEL

– Venez, je vous emmène dans le monde renouvelé.
Rapide, il lève le bras, index pointé vers le haut.
Giuseppe Genna - L'année lumière - Editions MétailiéC’est un congrès. On s’y entasse jusqu’à l’invraisemblable. Les dirigeants sont au parterre, le patron sur la scène électrise la masse. Managers, administratifs, vendeurs, secrétaires, accou-rus de toute l’Italie, jusque des agences périphériques, jusque des bureaux qui prennent la marque en leasing. L’air chaud sent la saucisse de Strasbourg et la moutarde. Ils hurlent, éperonnés par l’homme sur la scène, aux manches de chemise retroussées. Il se donne beaucoup de mal, il a soixante ans, mais il a encore des objectifs, la volonté d’agir. Il est grand, un mastodonte. C’est le leader. Il hurle le nom de son principal concurrent, le Concurrent, il met la main ouverte derrière son oreille et tend sa grosse tête de requin. La foule hurle immensément contre le Concurrent, on brandit le pouce baissé.
Fébrilité générale. Lumières orange.
La route est tracée.
Les objectifs sont immenses.
C’est une occasion immense, à ne pas laisser échapper.
Les horizons perdus ne reviennent jamais.
Derrière l’administrateur délégué qui se déchaîne sur la scène, s’étale, énorme, le slogan de la campagne de cette année : Nouvelles possibilités de se connaître. Un énorme mobile. Une énorme oreille. Un œil énorme dont les pau-pières s’écarquillent devant un mobile UMTS ouvert, dans lequel on voit le visage de l’administrateur délégué qui braille en direct. Sur les côtés, des ballons orange explosent. D’un coup s’ouvrent des boîtes en carton suspendues, comme des lanternes chinoises interstellaires, des petits billets porte-bon-heurs chinois pleuvent, orange eux aussi, la foule est un liquide dense, déchaîné, qui ondule par masses fluides, impres-sionnantes. Tout le monde bondit pour saisir au vol les billets qui pleuvent, légers, on dirait du papier qui brûle, on les appelle “SMS de papier”.
Et à cette foule, d’au moins dix mille personnes, l’adminis-trateur délégué hurle :
– Où allons-nous Vous le savez, où nous allons, nous
Puis il y a un silence sommaire. L’administrateur délégué fait montre d’une maîtrise consommée. Il joue comme un grand acteur.
– Moi, je vais vous le dire, où on va.
Il arpente la scène d’avant en arrière, pivotant sur lui-même, puis s’arrête, commence à hocher toujours plus inten-sément sa tête carrée, avec sa grosse mâchoire volontaire en mouvement. Il s’est arrêté, il hoche la tête, il lève le bras à la verticale, l’index brandi vers le haut :
– On va aller là.
La foule explose.
– Vers le ciel !
Toutes, tous hurlent.
Notre Homme, le personnage principal de ce récit, est au premier rang : celui des dirigeants les plus importants, ce qu’on appelle la première ligne. Il est debout et il applaudit, personne n’est assis sur les sièges de location en plastique.
– Nous allons arriver au ciel. Notre destin est de nous étendre. De nouveaux espaces, de nouvelles galaxies, de nou-velles planètes pour de nouveaux habitants. Et nous y serons. C’est plus près que ce que vous imaginez. Dites à ce putain d’Alien qu’on arrive !
Tout le monde rigole, c’est un éboulement, l’air s’effondre sous le séisme aérien de ce rire. Un homme mange une saucisse et applaudit, tous applaudissent et de nouvelles lanternes de papier explosent, une nouvelle myriade de petits messages i-ching tombe en pluie.
– C’est comme ça. Notre service juridique, et il montre la zone où sont entassés les gens du service juridique central, qui répondent en hurlant, notre service juridique a gagné dix-huit procès cette année, allez disons dix-neuf, contre les cons. Pas des écologistes : des prête-noms stipendiés par nos concurrents. Ils disaient que les antennes polluaient. Notre staff les a enculés.
La foule applaudit les gens du service juridique, qui reçoivent l’enthousiasme, redoublent l’enthousiasme. Ce lieu concave vibre de manière effrayante.
Voilà l’humain, le phénomène humain.
– Et même si c’était le cas Même si elles étaient polluantes, nos antennes La pollution, c’est notre oxygène ! La pollution, c’est l’avenir. Achetez des actions sur la pollution, lance-t-il, et il rit. La pollution nous pousse en avant. La pollution nous exalte. Voilà ce qu’est pour nous l’apocalypse des écologistes : un stimulus. Cette planète doit arriver à ses limites pour que nous soyons obligés d’accomplir le grand saut. Le grand saut dans l’espace, la frontière du futur est déjà là, c’est nous ! Derrière l’administrateur délégué qui hurle apparaît le vais-seau Enterprise de Star Trek, on voit le capitaine Kirk, énorme silhouette granuleuse en pixels d’un mètre carré. Ils le recon-naissent tous, poussent de nouveaux hurlements.
– Vous n’imaginez même pas ce qu’il y a là où nous irons. Des astres immenses, du diamètre du système solaire tout entier. Des étoiles gigantesques de métal éteint. Des trous qui conduisent en tournoyant à de nouvelles dimensions du bien-être. Des affrontements titanesques. De nouveaux types de magnétisme, que nous plierons à nos objectifs. Des pulsars jumeaux qui dans l’obscurité la plus profonde tour–noient deux par deux, en émettant des signaux que nous capturerons. Nous habiterons là. C’est un processus irréversible. Les laboratoires sont en train d’accoucher de surprenantes technologies, des arcanes du futur, au rythme de la respiration. Regardez, dit-il, regardez les résultats de cette année. Nous avons remporté pour notre maison le pari du système phonique de la nouvelle navette spatiale. C’est 16 milliards d’euros ! Plus 32 % en Europe grâce à l’acquisition de télécoms grecques. Notre browser est prêt. Nous avons les satellites. Le rover sur Mars communique grâce à nous, aussi. Nous avons abattu la frontière. Nous sommes le réseau qui couvre la planète. Nous quittons l’orbite de la planète. Cette planète ne mourra pas en explosant. Cette planète sera tellement polluée qu’elle se congèlera. Elle se congèlera. Elle deviendra livide, violacée. Comme Mars : une planète morte, des abysses qui ne gardent plus la moindre trace d’eau. Des traces d’une vie passée, évaporée. Des termites qui vivent dans le sous-sol. Mais nous… nous serons ailleurs, nous serons partis ailleurs, dans l’espace profond, germinant, surgissant ! Nous sommes en train de travailler pour une nouvelle espèce !
Hurlements. Sursaut fébrile. Délire.
Sur l’énorme écran du faux mobile UMTS, apparaît Djihère. Tous le reconnaissent, hululent.
– On va tous les enculer ! Pas même une part de gâteau, pas même une miette à celui qui n’est pas avec nous ! Nous sommes les seuls. Nous savons que nous sommes les seuls. Nous sommes responsables. Nous somme en train de gagner, nous sommes en train de faire gagner son futur à l’espèce. Le grand bond est proche. L’air est tout entier parcouru de vibrations sur lesquelles est imprimée notre marque ! 73 % des mots en Europe vibrent dans l’éther grâce à nous, grâce au consortium où nous sommes ! Nous secouons l’espace invisible, nous distordons le temps ! Nous sommes les héritiers de Dante, les héritiers d’Einstein ! Nous sommes en train d’écrire le livre invisible de l’histoire, dans l’air ! Tout ce qui vibre est à nous ! Tout vibre ! Nous sommes l’avant-garde d’une espèce dépassée, qui s’est dépassée ! Nous allons renverser le mur de la télépathie ! La télépathie aura notre marque imprimée ! Per-sonne ne nous achètera, nous sommes à nous !
Explosion de hurlements à nouveau, la voix est un feu liquide qui dévore l’air, elle est en expansion. Notre Homme sourit à la première rangée à côté de lui : cette rhétorique est enthousiasmante.
L’administrateur délé-gué est un génie. Il les tient dans sa main, tous autant qu’ils sont. C’est un leader-né. Il était fait pour ça. C’est une voca-tion. Notre Homme applaudit fort, ses paumes rou-gissent et lui font mal.
– Nous sommes l’immense famille, le temple, la maison ! Où que vous soyez, nous y sommes ! Si vous voulez parler, vous devez nous le demander à nous ! Nous permettons tout à cette race de merde !
Soudain, on distingue nettement sur l’écran de l’énorme faux mobile, en direct, entre les têtes pixellisées, une main maigre, au poignet mince et olivâtre, qui surgit au-dessus d’un secteur de la foule. Elle a un pistolet à la main, elle tire.
Dans le silence retentit la détonation du projectile.
L’administrateur délégué accuse le coup, rebondit en arrière, pneumatique, la tache rouge explose sur la chemise blanche, il pivote mal, comme déboîté, tombe sur la scène. Tous les visages sont blancs, les yeux et les bouches béants et noirs.
Silence. Panique. Paroxysme.
Ça commence à hurler. Toutes. Tous.
La foule se défait.
Ils se font mal. Ils n’arrivent pas à évacuer.
Notre Homme se jette à terre. La première rangée qui était à côté de lui se jette à l’horizontale sur lui, lui presse les côtes.
Sur le sol de la scène, il y a un cadavre, cet énorme corps vidé, dans la foule la main qui a tiré n’est plus visible. Les dix mille hurlent, se piétinent.
Tout à coup, l’administrateur délégué ressuscite.
Il se lève, s’essuie l’épaule de la paume de la main.
Il rit :
– Nous, nous savons toujours surprendre !
La multitude ondule, le rire commence, la musique du slogan de campagne démarre, les flashs se déchaînent, Notre Homme se relève lui aussi, s’essuie les épaules en frottant sa veste du plat de la main, tout le monde rit, un rire tumultueux qui submerge toute tension.
La mise en scène a été exaltante.
Le coup de génie a fait un strike.
Cette entreprise a des intuitions surprenantes.
L’administrateur délégué met les bras en croix, saisi par la lumière blanche des projecteurs sur la scène, puis mime une embrassade à tous, applaudit tandis que tous applaudissent en délire, il commence à descendre de la scène, revient à terre.
On lui fait rendosser sa veste, il n’a même pas déroulé les manches de sa chemise, les premières rangées, en riant, lui donnent des claques dans le dos, il montre avec un visage exces-sivement étonné la tache de faux sang et il rit, il rit, sa mâchoire carrée rit, semble manger l’air.
Tous le photographient avec leur mobile UMTS.
Tout cela est mémorable.

da L’anno Luce
Preq

L’ANNO LUCE: il prequel

“Non considerare il potere, la ricchezza e il prestigio
come i valori superiori della nostra vita, perché in fondo
essi non rispondono alle attese del nostro cuore”
Benedetto XVI, udienza generale 1 giugno 2005

“L’universo mi teme, i miei occhi vedono la Geenna”
Apocrifi neotestamentari, Apocalisse di Esdra, 29

 

0.
Prequel

“Venite, vi porto nel mondo rinnovato”.
Rapido leva il braccio in alto, l’indice puntato all’alto.
E’ una convention. E’ gremito all’inverosimile. Gli alti gradi in platea in avanguardia, il vertice sul palco carica la massa. Manager, amministrativi, venditori, segretarie, tutti qui convenuti da tutt’Italia, dalle sedi anche periferiche, anche gli uffici che adottano il brand in leasing. C’è odore di wurstel e senape nell’aria calda. Urlano spronati da quello che urla sul palco, in maniche di camicia rimboccate. Si dà un gran da fare, ha sessant’anni ma ha ancora obbiettivi, voglia di fare. E’ alto, mastodontico. E’ il leader. Urla il nome del concorrente principale, il competitor, mette la mano aperta dietro l’orecchio e sporge la grossa testa di squalo. La folla immensamente urla contro il competitor, si alzano pollici versi.
Tutto è febbrile. Le luci sono arancioni.
La strada è tracciata.
Gli obbiettivi sono immensi.
Questa è un’opportunità immensa, da non perdere.
Gli orizzonti perduti non ritornano mai.
Dietro l’amministratore delegato, che si scatena sul palco, c’è enorme lo slogan della campagna di quest’anno: Nuove possibilità per conoscersi. Un enorme cellulare. Un enorme orecchio. Un enorme occhio che sbatte la palpebra davanti a un enorme schermo di un umts gigantesco aperto, e dentro lì si vede la faccia che urla dell’amministratore delegato, in diretta. Ai lati i palloncini esplodono, arancioni. Si aprono di colpo contenitori cartacei sospesi, come lanterne cinesi interstellari, piovono bigliettini della fortuna cinesi di colore arancione, la folla è un liquido denso, scatenato, che ondula a masse fluide, impressionanti. Tutti saltano per raccogliere al volo i bigliettini che piovono leggeri, sembra carta incendiata, definiti “sms di carta”.
E l’amministratore delegato – saranno almeno diecimila – gli urla contro: “Dove andiamo? Lo sapete dove andiamo noi?”.
Poi c’è un sommario silenzio. L’amministratore delegato è consumato nella maestria. Recita da grande attore, consumato. “Io ve lo dico, dove andiamo noi”. Cammina avanti e indietro, ruotando su se stesso, poi si ferma, inizia ad annuire sempre più intensamente con la testa squadrata, la grande mascella volitiva in movimento. Si ferma, annuisce, punta il braccio in verticale, il dito indice in verticale verso l’alto: “Là andremo”. Esplode il boato della folla. “Verso il cielo!”. Urlano tutti, tutte.
Il Nostro Uomo, il protagonista del nostro racconto, è in prima fila: quella dei dirigenti più importanti, la cosiddetta prima linea. E’ in piedi e applaude, nessuno sta seduto sulle sedie in plastica affittate.
“Noi arriveremo in cielo. Il nostro destino è espanderci. Nuovi spazi, nuove galassie, nuovi pianeti per nuovi habitat. E noi ci saremo. E’ più vicino di quanto immaginate. Dite a quell’Alien del cazzo che stiamo arrivando!”.
Ridono tutti, è uno smottamento, l’aria frana per il sisma aereo della risata. Un uomo mangia un wurstel e applaude, tutti applaudono ed esplodono nuove lanterne di carta, piove una nuova miriade di messaggini i-ching.
“E’ così. Il nostro ufficio legale” e indica la zona dove sono compressi quelli dell’ufficio legale centrale, che rispondono ululando, “il nostro ufficio legale ha vinto diciotto cause quest’anno, su diciannove, contro gli stronzi. Non ecologisti: prestanome prezzolati dai competitor. Dicevano che i tralicci inquinavano. Il nostro staff li ha inculati”.
La folla applaude quelli dell’ufficio legale, che raccolgono l’entusiasmo, raddoppiano l’entusiasmo.
Questo posto concavo vibra paurosamente.
Questo è l’umano, è il fenomeno umano.
“E se anche fosse? Se anche fossero inquinanti, i tralicci? L’inquinamento è il nostro ossigeno! L’inquinamento è il futuro. Comprate bond sull’inquinamento” e ride. “L’inquinamento ci spinge. La polluzione ci esalta. L’apocalisse ecologico è questo per noi: lo stimolo. Questo pianeta deve arrivare ai limiti perché noi siamo costretti a compiere il balzo. Il balzo nello spazio, la frontiera del futuro è già qua, siamo noi!”.
Dietro l’amministratore delegato che urla appare l’Enterprise di Star Trek, si vede il capitano Kirk, enorme sagoma sgranata in pixel da un metro quadro. Lo riconoscono, rilanciano gli urli.
“Nemmeno immaginate cosa c’è là dove andremo. Astri immensi, del diametro dell’intero sistema solare. Stelle gigantesche di metallo spento. Buchi che conducono roteando a nuove dimensioni di benessere. Scontri titanici. Nuovi tipi di magnetismo, che piegheremo ai nostri scopi. Pulsar gemelle, che nel buio più profondo ruotano a due a due, emettendo segnali che cattureremo. Noi abiteremo là. E’ un processo irreversibile. I laboratori stanno partorendo tecnologie sorprendenti, arcane, al ritmo del respiro. Guardate” dice, “guardate i risultati di quest’anno. Abbiamo portato a casa la commessa per il sistema fonico del nuovo Shuttle. Sono 16 miliardi di euro! Più 32% in Europa grazie all’aquisizione della Telecom greca. Il nuovo browser è pronto. Abbiamo i satelliti. Il rover su Marte comunica grazie a noi, anche. Abbiamo abbattuto la frontiera. Siamo la rete che sta coprendo il pianeta. Esorbitiamo dal pianeta. Questo pianeta non morirà esplodendo. Questo pianeta sarà talmente inquinato da congelarsi. Si congelerà. Diventerà livido, violaceo. Come Marte: un pianeta morto, abissi che non recano più traccia di acqua. Tracce di una vita che fu, sfumata. Termiti che sopravvivono nel sottosuolo. Ma noi – noi saremo altrove, saremo andati altrove, nello spazio profondo, germinando, sbocciando! Stiamo lavorando per una nuova specie!”.
Urla. Febbrile sussulto. Delirio.
Sull’enorme schermo dell’umts falso, appare Gei Ar. Tutti lo riconoscono, ululano.
“Noi ce li inculiamo tutti! Nemmeno una fetta di torta, nemmeno una briciola a chi non sta con noi! Siamo i soli. Sappiamo di esserlo. Siamo responsabili. Stiamo guadagnando, stiamo facendo guadagnare alla specie il suo futuro. Il grande balzo è vicino. L’aria è immensamente percorsa da vibrazioni su cui è impresso il nostro marchio! Il 73% delle parole in Europa vibra nell’etere grazie a noi, grazie al consorzio in cui stiamo! Noi scuotiamo lo spazio invisibile, distorciamo il tempo! Noi siamo gli eredi di Dante, gli eredi di Einstein! Stiamo scrivendo il libro invisibile della storia, nell’etere, nell’aria! Tutto ciò che vibra è nostro! Tutto vibra! Noi siamo l’avanguardia di una specie superata, che si è superata! Stiamo per sfondare il muro della telepatia! La telepatia avrà il nostro marchio impresso! Nessuno ci comprerà, noi siamo nostri!”.
Ancora boati, la voce è un fuoco liquido che divora l’aria, è in espansione.
Il Nostro Uomo sorride alla prima linea che gli sta accanto: questa retorica è entusiasmante. L’a.d. è un genio. Li tiene in mano, tutti. E’ un leader nato. Era fatto per questo. Questa è una vocazione. Il nostro uomo applaude forte, i palmi si arrossano e fanno male.
“Noi siamo l’immensa famiglia, il tempio, la casa, siamo l’aria! Ovunque siate, lì siamo noi! Se volete parlare, dovete chiederlo a noi! Permettiamo tutto a questa razza di merda!”.
All’improvviso, si vede bene nello schermo dell’enorme finto umts, in diretta, tra le teste pixelate, distintamente una mano magra, il polso esile e olivastro, si sporge al di sopra di un settore di folla.
Ha una pistola in mano, spara.
Nel silenzio esplode il boato del proiettile.
L’amministratore delegato accusa il colpo, rimbalza indietro, pneumatico, la macchia rossa esplode sulla camicia bianca, rotea male, slogato cade sul palco. Le facce di tutti sono bianche, gli occhi e le bocche sono tutti uguali buchi neri spalancati.
E’ silenzio. E’ panico. E’ il parossismo.
Iniziano a urlare, tutti, tutte.
La folla sbanda.
Si fanno male. Non riescono a evacuare.
Il nostro uomo si butta a terra. La prima linea che gli stava accanto si butta orizzontale sopra di lui, gli pressa il costato.
Sul palco a terra c’è il cadavere, quell’enorme corpo svuotato, tra la folla la mano che ha sparato non si vede più. I diecimila sono urlano, si calpestano.
All’improvviso, l’amministratore delegato risorge.
Si alza, si pulisce la spalla col palmo della mano.
Ride: “Sappiamo sempre come stupire, noi!”.
La moltitudine ondeggia, inizia la risata, parte la musica dello slogan della campagna di quest’anno, i flash impazziscono, il nostro uomo si rialza anch’egli, si pulisce le spalle pettinandosi la giacca con la mano aperta, tutti ridono, è una risata fragorosa che sommerge ogni tensione.
La messinscena è stata esaltante.
Il colpo di genio ha fatto strike out.
Quest’azienda ha intuizioni sorprendenti.
L’amministratore delegato spalanca le braccia a croce, invaso dalla luce bianca dei fari sopra il palco, poi mima un abbraccio a tutti, applaude mentre tutti in delirio applaudono, inizia a scendere i gradini del palco, torna a terra.
Gli stanno facendo indossare la giacca, nemmeno si è risistemato le maniche della camicia, le prime linee, ridendo, gli battono pacche sulle spalle, lui mostra con la faccia stupita all’eccesso la macchia di finto sangue addosso, e ride, ride, la mascella quadrata ride, sembra mangiare tutta l’aria.
Lo fotografano tutti con l’umts.
Tutto questo è memorabile.
Sgomitano per dargli la mano, si accalcano intorno a lui.
Il nostro uomo gli stringe la mano sorridendo, con i piccoli denti privi di dentina, annuisce con l’espressione ammirata: “Come ti è venuta in mente, Lapo? Un capolavoro…”
E l’amministratore delegato annuisce e sorride e dice: “Questo è meglio del futuro: è il presente”, e strizza l’occhio, accarezza sulla guancia il nostro uomo.
E poi la folla orizzontale li copre e nemmeno sanno cosa sta per accadere, che la tragedia, onda che non si vede, sta montando.
La tragedia, sì, monta.

 

[Qui la versione francese: Extrait de L’année lumière – Giuseppe Genna – trad. Serge Quadruppani – Editions Métailié]

Comprendere Valeria Parrella

parrella_magazinedi GIUSEPPE GENNA
[dal magazine di minimum fax]

“Ho una lista, me la sgrano in mente come un rosario: agire / non agire – uomo / donna – padre / madre – presenza / assenza”.
“Io amavo Agamennone e se non era mio non poteva Essere”.
“Ho sonno perché il corpo ha sonno, ma la testa è salva”.
“Non sento curiosità nel dubbio, né fascino nella speranza”.

Cosa sono queste citazioni? Versi di tragedia? Apoftegmi di un racconto sapienziale o di un vangelo apocrifo? Aforismi filosofici? Forse tutto questo insieme, in un movimento perenne, in un transumanare nella scrittura e nella vita, urlando e stando in silenzio al tempo stesso. Non mi viene in mente di meglio per fermare un frame del percorso sorprendente e in continua genesi di Valeria Parrella.
Continua a leggere “Comprendere Valeria Parrella”

Letizia Muratori: “Il giorno dell’indipendenza”

letizia_muratori_ilgiorno dellindipendenza[Pubblico, con un ritardo che mi fornisce di adeguati sensi di colpa, uno speciale sull’importante romanzo Il giorno dell’indipendenza di Letizia Muratori. Sotto la mia recensione, una videointervista all’autrice, un articolo da Rolling Stones e un intervento di Paolo Di Stefano. gg]

I casi della vita non mi permettono di avere fiato da mesi e, quindi, di non riuscire a scrivere adeguatamente dei libri che ritengo importanti.
Tra i libri che ritengo importanti, usciti in questo ultimo semestre, mi pare abbastanza fondamentale Il giorno dell’indipendenza di Letizia Muratori, edito da Adelphi (15 euro). Chi desiderasse conoscere la trama, può farlo cliccando qui. Posso permettermi qualche superficiale osservazione, che vorrei tanto corroborasse la fiducia nella scrittura di questa autrice per me straordinaria. Seguo con non malcelato interesse il percorso narrativo (che ora non so nemmeno più se qualificare in questo modo) di Letizia Muratori, giunta, con La casa madre (qui la mia recensione), a un per me evidente salto quantico, per il lavoro effettuato sulle strutture e per l’impressionante raggiungimento di uno stile di “grado zero”, possibilità concessa soltanto a chi abbia la capacità di percorrere e praticare ogni stile.
letizia_muratori1Il giorno dell’indipendenza, per quanto apparentemente distante dalle ambientazioni e dalle location del romanzo precedente (poiché di romanzo, od oggetto narrativo, si trattava: non tanto nonostante, ma proprio per il fatto che era costruito sull’incrocio ambiguo di due racconti, non perfettamente speculari), porta a estreme latitudini la tematica dell’affetto al trauma che è l’umano tutto, cioè l’occhio ciclonico di entrambi questi libri. Se nella Casa madre Muratori conduceva agli estremi linguistici e figurali la meditazione sulla dipendenza dal trauma, e sulla propria dipendenza dal linguaggio anzitutto, ne Il giorno dell’indipendenza giunge letteralmente a quanto dichiara il titolo, cioè all’indipendenza dal letterario e alla possibilità di sporgersi allusivamente oltre l’assenza dell’umano. Questa è la narrazione letterale, costruita sì per metafore (non per allegorie), però tali che o vengono prese alla lettera oppure impongono la percezione di un mancato nitore e di una ricaduta in chissà quale estetico. Il lettore è (non mi è possibile evadere dall’avverbio ancora una volta) letteralmente lasciato da solo e, se il libro non è compreso (e non mi affido a una capacità cognitiva o semplicemente emotiva), la colpa è del lettore stesso. Muratori giunge all’ininterpretabilità che è lo stesso movimento dell’interpretazione.
Continua a leggere “Letizia Muratori: “Il giorno dell’indipendenza””

Burroughs: evoluzione umana, spazio cosmico, mutazione, corpo di sogno. La poetica inevitabile.

William-S-Burroughs-w-gundi WILLIAM BURROUGHS

Avanzo l’ipotesi teorica che noi umani non siamo stati disegnati biologicamente per rimanere nell’attuale stato, non più di quanto un millepiedi sia stato progettato per rimanere un millepiedi. La specie umana è in uno stato di neotenia. Si tratta di un termine proprio della biologia, che descrive un organo predisposto in quella che ordinariamente viene considerata una fase larvale o di transizione. E’ qualcosa di estremamente importante: l’evoluzione consiste in un processo monodirezionale – una volta che sono state perdute le branchie, esse non verranno più riacquisite. Qualunque cosa significhi che un mutamento è in atto, vale il fatto che esso è irreversibile. Ora, se solo si considerano questi passi di un percorso evolutivo, si ha la sensazione che la creatura che lo subisce venga quasi ingannata. Per esempio, per quanto concerne il pesce, una volta che scompaiono le branchie esso ha comunque compiuto un passo involontario, privo di intenzionalità. Non dico che sia un passo in avanti, ma si tratta comunque di un passo evolutivo – cercando l’acqua, il pesce ha trovato l’aria. Forse il prossimo passo che la specie umana compirà verrà effettuato in modo analogo. L’uomo astronauta non sta attualmente cercando lo spazio, sta invece tentando di ripetere i medesimi comportamenti per un arco di tempo più lungo. Il programma spaziale consiste semplicemente in un tentativo di trasportare i nostri insolubili problemi, nella loro totalità, in un luogo differente dal pianeta terrestre. Tuttavia, allo stesso modo dell’entità ittica che arriva a camminare, cercando per lungo tempo, l’umano potrebbe trovare lo spazio anziché ciò che si attende, e scoprire che non c’è modo di tornare allo stadio evolutivo precedente. Un simile salto nel percorso evolutivo implica mutamenti che risultano virtualmente impensabili dal nostro attuale punto di osservazione. L’odierno programma spaziale assomiglia a un pesce in un acquario: esso ha tutto ciò che gli necessita. Se personalmente ritengo che comunque uscire dal pianeta segni un successo dalle tremende implicazioni, è vero che esistono molteplici fattori da considerare. Uno dei più importanti dei quali è il peso. L’umanoide pesa in media 77 kg. Attualmente devono incapsulare un intero ambiente e trasportare l’ambiente, in cui il corpo fisico vive, insieme al peso del corpo stesso. Disponiamo di una modalità estremamente più leggera, cioè il corpo astrale, detto anche corpo di sogno. Si tratta di un modello che ci fornisce un indizio in grado di mutare l’intero scenario. Ricerche recenti hanno evidenziato che i sogni sono a tutti gli effetti una necessità biologica. E’ possibile affermare quando un animale o un umano sono in stato di sogno, rilevando le frequenze cerebrali.
I sogni costituiscono una connessione vitale al nostro destino biologico e spirituale nello spazio cosmico.
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Una lettura personale di “Grande Madre Rossa”

gmr_piccAvendo pubblicato il booktrailer dell’edizione Segretissimo Mondadori di Grande Madre Rossa anche su Facebook, esso è stato variamente commentato. Estraggo due commenti ai quali tengo: per rispondere e anche fare un po’ di chiarezza interiore, senza alcuna pretesa di autocommentare un mio testo – soltanto chiarire cos’è per me il libro in questione. Lo sguardo che lancio non è sull’esito testuale, sulla riuscita effettiva del libro, sulla sua letterarietà. E’ semplicemente una prospettiva intima, estranea alle logiche del successo e della valutazione. Mi serve scrivere, per meditare.

Vanja Farinovskij mi scrive: “Credo fosse il libro che mi mancava per comprendere quello che è stato il tuo ‘abbandono’ del genere noir, se così si può definire”.

Luca Giudici mi scrive: “Mi piacerebbe sapere cosa pensi tu, Giuseppe, di GMR. Io lo avevo letto quando è uscito e, rispetto a ‘Ishmael’ bè … devo dire che mi erano nate molte perplessità (forse un progetto troppo inattuale, in quel momento). E’ interessante quello che dice Vanja: GMR è fondamentale non tanto in sé, quanto per capire a posteriori lo sviluppo della tua scrittura.”

Compio due generi di precisazioni: una storica (il contesto in cui Grande Madre Rossa è nato) e uno interiore (in cosa si è trasformato e cosa volevo indagare attraverso la scrittura).
Grande Madre Rossa è il terzo “thriller” dopo Nel nome di Ishmael e Non toccare la pelle del drago (il quarto “nero”, considerando Catrame). Se Catrame era nato per omaggio a mio padre, amante dei Maigret di Simenon, che aveva riletto tutti più volte, ed era stato scritto (e si vede…) in quattro giorni, Nel nome di Ishmael era stata un’occasione offertami dal direttore generale di Mondadori, Gian Arturo Ferrari, che mi aveva chiesto quale libro volessi fare e me lo aveva fatto fare, fornendomi tutto il supporto emotivo e cognitivo di cui uno scrittore ai primi passi avrebbe bisogno in un mondo ideale – cosa di cui sarò per sempre grato a Ferrari, che è in pratica il padre putativo del romanzo, non quanto a trama e sviluppo, ma certamente quanto a valutazione, editing e strategia. Continua a leggere “Una lettura personale di “Grande Madre Rossa””

Crime: un bilancio

di Giuseppe Genna
[da “il manifesto”, 17.2.2009]

crime.gifMUTAZIONI DI RETORICA NELLO SPETTRO DEL NOIR
Oscenamente più splatter e abissalmente più nera di ogni genere narrativo, la morbosità derivata dalla esibizione della morte, che ci viene compulsivamente propinata dai media, sta modificando il genoma di correnti letterarie che vanno dall’hard boiled al romanzo epico. Contribuiscono alla mutazione le fiction, spesso apologetiche nei confronti delle forze dell’ordine, e le strategie dei nuovi serial tv

Più o meno da sempre i critici letterari italiani hanno inveito contro il successo di massa di alcuni libri: thriller o noir che fossero, i loro autori provenivano da zone troppo lumpen della narrativa. Ma l’onda lunga dei «libri neri» non sembra essersi perciò arrestata: la trilogia “Millennium” di Stieg Larsson, e tutto lo tsunami svedese, sono una conferma, almeno apparente, di questa vitalità.
Continua a leggere “Crime: un bilancio”

Repubblica.it: Dario Olivero su Italia De Profundis

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Libri, il romanzo politico: quattro passi nel New Italian Epic
Il De Profundis di Giuseppe Genna sul nostro Paese surgelato
di DARIO OLIVERO
[da Repubblica.it]
frecciabr.gif La versione integrale dell’articolo
frecciabr.gif La versione jpg dell’articolo su IDP[225k]
In una delle “Storie di m… che non ricordo più” contenute nel libro il protagonista io narrante si ritrova nella seguente situazione. Ha conosciuto un transessuale su Internet, è finito a casa sua dove c’erano altre due ragazze come la prima. Si è lasciato andare a un’esperienza tosta per un uomo. Mentre lo faceva qualcosa dentro di lui si sbloccava e nella serie di immagini che gli affioravano alla mente ce n’è una che in parte commuove, in parte forse dà una chiave di lettura a Italia De Profundis di Giuseppe Genna (minimum fax, 15 euro): “L’auto che schiaccia il Poeta Omosessuale in retro infinite volte”. Povero Pasolini, povera patria, poveri noi. Che restiamo a guardare l’inerzia e la ripetizione con cui tutto questo accade. Romanzo difficile. Un po’ saggio quando analizza la società italiana, punta più avanzata della fine dell’umanesimo che per prima elaborò in sei secoli di cultura. Un po’ racconto di un figlio che deve seppellire il padre senza a sua volta essere sepolto dalla burocrazia grottesca che solo noi riusciamo a concepire. Un po’ amori finiti, vecchie storie di m… e di eroina. Un po’ dialogo con il lettore tra la confessione della difficoltà a partire con la storia ai consigli a saltare una decina di noiosissime (davvero) pagine. Un po’ denuncia della perenne era glaciale in cui l’Italia ha surgelato ogni conto con il proprio passato. Un po’ sfiducia in un sistema democratico svuotato da ogni rappresentanza. Un po’ orrore per la mancanza di pietà che chi dovrebbe avere non ha per chi non vuole più vivere. Un de profundis appunto.
[…] P.S.
Nota finale. All’inizio fu Petrolio di Pasolini. Il primo tentativo organico di scrivere un romanzo sul buio: Mattei, l’Eni, Cefis, la strategia della tensione, l’Italia. Ora siamo a Saviano, con un’accelerazione impressionante negli ultimi anni. Lucarelli, Siti, De Cataldo, Evangelisti, Wu Ming. Molti partirono dal noir seguendo l’idea di Sciascia e del giallo americano: usare il poliziesco come griglia della realtà. Sono arrivati molto più in là, alla più importante corrente culturale che l’Italia ricordi dai tempi del Neorealismo. C’è che chi dato un nome a questo: New Italian Epic. Molte riflessioni dei protagonisti, oltre che in Rete, si trovano nell’Almanacco Guanda di quest’anno dal titolo Il romanzo della politica, la politica nel romanzo (22 euro). Di questi tempi la politica bisogna andarsela a cercare.

In Bottega di lettura: Demetrio Paolin su Italia De Profundis

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Su “Italia De Profundis” e oltre
di DEMETRIO PAOLIN
[da Bottega di lettura]
paolin_idp.jpgLa prima domanda che mi sono fatto, leggendo Italia De Profundis (Minimum fax) di Giuseppe Genna è stata: che libro è? Un romanzo, una narrazione, una confessione, una autofiction?
Per rispondere a queste domande parto da una divergenza interessante. Se guardate la copertina del libro, sotto il titolo appare la scritta “romanzo”. Se andiamo invece sul sito del libro, nella immagine che riproduce la copertina accanto alla parola romanzo abbiamo un punto interrogativo.
Paradossalmente prima di entrare nel libro dobbiamo sciogliere questa tensione. Tra “romanzo” e “romanzo?”.
L’autore non ci aiuta, nel testo ci sono diverse dichiarazioni su cosa sia o non sia Italia De Profundis

La verità è che il romanzo non coincide più con il veicolo della narrazione. Esso stesso è un canale alienativo, e lo diventa maggiormente quando l’élite intellettuale ne richiama la tradizione, che è quella di uno strumento efficace nell’interpretare la realtà. Eppure a quale narrazione bisogna guardare? Questo, precisamente questo, è il problema della poesia in epoca contemporanea.

Eppure sulla copertina del libro c’è scritto “romanzo”. Certo mi si dirà, è una scelta ovvia dell’editore. Tale dicotomia, però, mi interessa e per risolverla mi affido non tanto alle dichiarazioni esplicite di Genna nel libro, che appunto sono per il superamento del romanzo stesso, quanto alle strutture implicite e in particolare alcuni apparati paratestuali.
Mentre leggiamo Italia De Profundis arriviamo ad un punto in cui in bella vista l’autore affigge una sorta di post-it al centro della pagina che recita

Da questo punto, fino a pagina 91, tutto diventa noiosissimo. Al fine di evitare tale noia, si consiglia vivamente di saltare a pagina 92, dove non è neppure detto che non ci si annoi. Comunque, ciò che segue è più noioso di quanto sia umano immaginare e inoltre si tratta di una parte che abbassa le vendite del libro. Si raccomanda di saltarla a piè pari, davvero.

Questo intermezzo mi pare illuminante. Mi sembra di sentire una voce simile a quella del Manzoni che mentre ricopia la famosa introduzione ai Promessi sposi ad un tratto entra in scena, sbuffa e parla dell’eroica fatica etc etc… L’autore interviene dirige, mette in scena se stesso, che è diverso dal “Giuseppe Genna” che agisce nel libro: questo intervento, negandola, paradossalmente svela una struttura che è narrativa nel profondo. Da pag. 74 a pagina 91, Genna condensa le immagini del libro, sia quelle lette sia quelle che leggeremo. E’ una parte essenziale del testo, che Genna ironicamente – il riferimento all’abbassamento delle vendite del libro – ci invita a saltare. Non è l’unica struttura paratestuale esistente. Io ne ravviso altre due legate alla sezione, un vero e proprio confiteor (p.114), detta le storie di “merda”.
Incominciamo a leggere la prima. “Giuseppe Genna” prende il suo motorino e si dirige verso Enzino, mentre va verso Enzino, Giuseppe Genna dice

Provengo da via Novara, esco da casa di Vanessa. Chi desiderasse sapere chi sia Vanessa e cosa è successo a casa sua, può ignorare quanto sto scrivendo, saltare le pagine, andare al segmento successivo.

Mi pare che il meccanismo sia chiarissimo. Abbiamo una struttura de “le storie di merda” che l’autore mette secondo una logica che ci pare temporale, l’intermezzo ci chiarisce che il tempo del racconto è sfasato rispetto al tempo degli accadimenti: Genna racconta prima una cosa che è successa dopo e ci informa anche che se vogliamo possiamo andare a leggerci direttamente l’altra storia. Questo rimandare a parti del testo successive, questo mischiare i piani temporali mi hanno fatto venire in mente il Tristram Shandy, che rappresenta uno dei modi – forse più atipici e nel contempo classici– di scrivere un romanzo e un romanzo moderno.
Quando ci troviamo davanti alla terza storia di merda, dove il protagonista pratica l’eutanasia ad un malato terminale, leggiamo una nota – in questo caso l’elemento paratestuale è evidentissimo – che ci dice: i nomi, i luoghi e quant’altro sono stati cambiati per evitare eventuali rischi legali. Poi seguono queste righe

Questa è dunque la finzione? Cosa c’è di vero nella finzione? La finzione è vera? E’ romanzesca? E’ una storia? Questa è una confessione? La finzione, qui impiegata a fini di occultamento, è un occultamento?

Siamo davanti ad una confessione, ma a pie’ pagina l’autore incomincia a ragionare manzonianamente sul vero, verisimile e falso, che sono il germe della riflessione sul romanzo almeno per quanto riguarda la letteratura italiana.
Dopo la nota continuiamo la lettura della storia e incontriamo un uomo così simile a Welby, così uguale a lui, così medesimamente desideroso di porre fine alla morte, ma qualcosa non quadra: la sua strenua volontà che la cosa rimanga nascosta. L’uomo non si è rivolto ai giornali né alle televisioni, vuole morire solo. L’uomo è molto religioso, sulla testiera del suo letto crocifissi, rosari benedetti a Lourdes e disegni di bambini.
Poi il colpo di scena. Genna ha un dubbio legato proprio a tale ostinata scelta di privacy: qualche ricerca e si scopre che l’uomo che vuole morire è un pedofilo condannato. Di colpo il caso di cronaca, alla Welby, è altro, l’episodio diventa una riflessione dostoevskijana sul male, sulla pietà e la colpa (p.167-172).
Rimaniamo alle strutture paratestuali. Italia De Profundis ha una epigrafe tratta da Petrolio, il romanzo di Pier Paolo Pasolini. La citazione ci porta a domandarci quanto è in che modo Petrolio abbia influito sul libro di Genna. C’è una prima vicinanza che è tematica. Petrolio nelle intenzioni di Pasolini doveva essere un romanzo sull’Italia e su cosa era diventata nel corso degli anni 70. Il testo di Genna vive la medesima tensione “morale”. Anche se l’analisi pasoliniana si muoveva nell’ambito del potere e ai prodromi di quel mutamento sociale ed economico che paradossalmente a Genna viene “rivelato” nella sua permanenza nel villaggio vacanze in Sicilia.
Il libro di Pasolini agisce più in profondità.
Torniamo per un attimo a quella sorta di confessione delle esperienze più tremende di “Giuseppe Genna”. Il titolo che viene dato a queste 4 lasse di testo è appunto “storie di merda”.
Ora se prendiamo Petrolio, notiamo come tra gli appunti una parte molto cospicua sia legata a “Il Merda. Una visione” (Pasolini, Petrolio Einaudi [1992], pp.323-85). Sono pagine quelle dove tramite il Merda assistiamo ad una sorta di processione allegorica in cui con un gioco di specchi si mostra cosa realmente è la società italiana. E lo si mostra tramite il Merda e le sue peripezie.
Le storie di merda di Genna vivono della medesima trasparenza allegorica: Genna raccontando di sé e delle proprie vicissitudini, vuole dire altro e precisamente la metamorfosi finale di ogni italiano.
Si crea quindi una prossimità tra il Merda pasoliniano e le storie di merda di Genna, legate da questo intento di rivelazione finale.
Tra le storie “inconfessabili” di Genna abbiamo, infine, la descrizione dell’incontro tra il Giuseppe Genna e Vanessa, una drag queen. In queste pagine assistiamo alla descrizione particolareggiata di una fellatio che il protagonista Giuseppe Genna compie. In questo caso il debito verso Petrolio, non è tanto tematico o strutturale come nei primi due casi, ma letterale.
Nel romanzo di Pasolini assistiamo alla descrizione particolareggiata e precisa di una fellatio da parte del protagonista Carlo (Pasolini, cit., pp.201-29), che nei termini e nei modi ricorda quella presente in Italia De Profundis.
Quindi proprio l’esempio più basso della abiezione di Giuseppe Genna nasconde un omaggio e una citazione chiara al libro che fa da palinsesto alla narrazione.
Italia De Profundis è il libro gremito di letteratura, dove l’elemento autobiografico se c’è è soltanto dato iniziale, perché tutto – come accadeva per altri versi in Hitler – si riconduce alla scrittura e alla letteratura. L’episodio dell’eroina, le sue allucinazioni e dialoghi al limite ci riportano alle atmosfere de Il pasto nudo, la descrizione delle settimane nel villaggio turistico sono una sorta di tenzone rispetto a Wallace e al suo reportage Una cosa divertente che non farò mai più (l’autore in questo caso dichiara la relazione tra Italia De Profundis e il testo di Wallace).
Queste riflessioni ci portano a dire che Italia De Profundis è un romanzo per struttura, montaggio e per trama, ma a rendere ancora più interessante il tutto è funzione allegorica, che Genna dà alla sua narrazione. Proprio l’allegoria, che è un tratto che Wu Ming ha ravvisato caratteristico della NIE, fa divergere negli esiti Italia De Profundis dai protocolli narrativi della nuova epica italiana.
Wu Ming 1 nel suo intervento definisce così l’allegoria

E’ l’allegoria metastorica. Si può descriverla come il rimbalzare di una palla in una stanza a tre pareti mobili, ma anche come un continuo saltare su tre piani temporali:
– Il tempo rappresentato nell’opera (che è sempre un passato, anche quando l’ambientazione è contemporanea);
– Il presente in cui l’opera è stata scritta (che, anch’esso, è già divenuto passato);
– Il presente in cui l’opera viene fruita, in qualunque momento questo accada: stasera o la prossima settimana, nel 2050 o tra diecimila anni.
Le opere che continuano a risuonare in questo presente sono chiamate “classici”. Il loro segreto sta nella ricchezza dell’allegoria metastorica, la stessa che possiamo trovare in miti e leggende. La storia di Robin Hood è sopravvissuta ed è ri-narrata a ogni generazione perché la sua allegoria profonda continua ad “attivarsi”.

A me pare che questa definizione abbia un difetto, ovvero descrive un simbolo più che un allegoria. Il riverbero di un libro nel tempo ha a che fare con la potenza simbolica (o mitica) e non con quella allegorica di una storia. [*]
Cosa è quindi allegoria?
L’allegoria è dire una cosa per dirne un’altra. L’esempio più eclatante è in un gesto. Ognuno di noi sa cosa è la transustantazione. Ovvero il momento in cui il pane diventa il corpo di dio. Il segreto è che rimane pane, ma nel contempo è la carne di dio.
Se dobbiamo parlare di allegoria, allora io credo che bisogna muoversi su questo campo.
Io narro una cosa, la narro così come è. Eppure questa cosa ha un significato altro che prescinde, che non ha rapporti, con quello che sto dicendo. Io scrivo che mi sono perduto in un bosco oscuro, ed è così, è un fatto. Nello stesso tempo io parlo di un uomo che cade nel peccato.
Io non faccio niente perché il lettore intenda questo, non gli do segnali specifici – in quel caso sarebbe un simbolo -, ma tutto semplicemente accade nella scrittura.
Italia De Profundis non crea quindi dei rimbalzi. I fatti si presentano nudi, accadono. Sono lì in tutta la loro presenza. “Giuseppe Genna” infila un ago nella sua vena, e noi vediamo solo e soltanto questo. Eppure alla fine del libro comprendiamo che abbiamo fatto una esperienza diversa, altra. Il testo non ha creato quella sorta di complicità tra autore e lettore, quel legame è che tipico del simbolo. Per capire il simbolo io devo avere un legame con chi lo pronuncia.
Italia De Profundis contrariamente a Dies Irae non fallisce in questo: non si fa simbolo, ma allegoria. Alla fine di Dies Irae io mi sentivo come Giuseppe Genna (nel “come” è contenuta la carica simbolica del libro). Dopo Italia De Profundis io non sono Giuseppe Genna, che rimane da me separato e distante: perché non si dà allegoria senza distanza. Mi rendo conto che l’autore Giuseppe Genna raccontando i nudi fatti di “Giuseppe Genna” ha detto qualcosa di me come uomo.
Il testo di Genna non rimbalza, per mantenere la metafora di Wu Ming, ma è fermo e chiuso. La profonda letterarietà della struttura, il continuo gioco di citazioni non fanno che frapporre uno schermo tra l’autore e il lettore, uno specchio, che per comodità si chiama “Giuseppe Genna”, e dove misteriosamente ognuno vede ciò che alla fine è.
[*] Nota di Giuseppe Genna: nell’accezione che Demetrio Paolin conferisce all’allegoria secondo quanto descritto da Wu Ming 1 nel memorandum sul NIE, accade uno scontro tra sistemi ermeneutici e filosofici contrapposti. Mentre infatti, come ribadito in più punti, Wu Ming 1 utilizza, per tentare di circoscrivere il campo di forze allegorico, l’impianto dinamico dell'”allegoria aperta” desunta da Benjamin, l’interpretazione dell’opposizione tra simbolo e allegoria (a tutto vantaggio del simbolo, che in Benjamin è in un certo senso l’avversario teoretico sia in Angelus Novus sia nel Dramma barocco tedesco) è mutuata dall’estetica esistenzialista di Pareyson e, mi pare, soprattutto del testo su Kafka di Remo Cantoni, laddove il filosofo italiano giunge a conclusioni polarmente opposte rispetto a quelle enunciate da Benjamin nel saggio kafkiano in Angelus Novus. Entrambe le prospettive, tuttavia, conducono a un esito unico, che forse è il Bloch di Tracce a riassumere: è la prospettiva dell’abolizione del “come”, cioè il raggiungimento di una “letteralità” così intensa da resistere a qualunque temporalità umanistica e a qualunque ermeneusi. Il punto comune su cui mi pare necessario lavorare è dunque questo: non tanto le sistematiche che fanno da premessa a modalità interpretative apparentemente opposte, quanto l’esito “aperto” del testo, che è una “potenza” in grado di significare al di là della costrizione del testo stesso a un messaggio, a una forma non dinamica, a un significato o a un Discorso, che è sempre il Discorso.

MilanoNera: Intervista al Miserabile Scrittore

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Intervista a Giuseppe Genna
Su “Italia De Profundis” e oltre
di SERGIO PAOLI
[da MilanoNera Web Press]
Giuseppe Genna, milanese, classe ’69, scrittore e non solo. Come scrittore i libri che ha pubblicato sono riassunti (spero tutti) qua. Come “non solo”, è stato consulente della Presidenza della Camera dei Deputati, curatore del sito web di Mondadori, tra i fondatori dell’indimenticato portale Clarence, sceneggiatore per RaiTre, autore di teatro (Fabula Orphica, Museo Trascendentale), giurato alla Biennale di Venezia.
Oggi, in Rete, dà vita all’e-zine letterario Centraal Station, cura il sito (sotto la direzione di Valerio Evangelisti) Carmilla, entra nel pool esploso di contributori di Macchianera, il blog più letto del Web italiano, fondato – manco a dirlo – da Gianluca Neri.
Oggi, ci regala anche un nuovo testo, Italia De Profundis (Minimum Fax), di cui parleremo tra pochissimo.
Ciao Giuseppe, grazie per questa intervista-conversazione. Comincio così: “la storia non siamo noi, noi siamo i sogni, che si avverino o meno”. Nessuno si senta offeso, mi verrebbe da dire, tantomeno De Gregori, o Maurizio Seymandi. Ci parli della videomeditazione che hai proposto, disponibile qua?
GG: Si tratta di un corollario a “Italia De Profundis”, una sorta di azione parallela riguardo a uno dei livelli testuali, e cioè quello che concerne la rappresentazione del “noi” e i suoi rapporti con l’”io”. Il tema è ambiguo e, dunque, la modalità di montaggio spinge verso l’ambiguità. Dal rapporto tra finzione (che per me non è inesperienziale) e realtà, al rapporto tra persona e personaggio, il video propone domande. Per questo il suo acme, almeno nelle intenzioni, è la scena fondamentale di “Benny’s Video” di Haneke – una violenza vera, rappresentata e quindi non vera, e però continuamente reale. Questa modalità rimbalza in meditazione su quanto e come rappresentare con la letteratura.
Quella scena di Haneke mi ha ricordato Kubrick. Ma la violenza vera, nel nostro tempo, quale è e come la si può rapresentare in letteratura?
GG: Qui si tratta di un’accezione molto particolare che io conferisco a quella potenza che si dice “violenza”. Perché mi interessa la scena di Haneke? Perché il video, la testimonianza della violenza, è inerte e privo di giudizio. E’ uguale a ciò che Spirit e Opportunity fanno su Marte: noi vediamo Marte come Haneke ci fa vedere quella stanza in cui si consuma un atto psichico indicibile, che è un omicidio chiesto da una suicida, per nichilismo e gioco e disperazione e, quindi, anche fede. Questo sguardo non è umano, anche se noi umani lo percepiamo. La violenza è tutto. Non esistesse la specie umana, lo scontro tra due galassie sarebbe violento senza che nessuno valutasse quella violenza. Sbalza, da ciò, il verso eschileo: “Agire è soffrire”, che si attaglia a qualunque cosa si muova in questo universo, animata o meno, compreso ma anche escluso l’umano. La violenza è uno stato delle cose che il giudizio morale riporta, da un’ambiguità essenziale e naturale, all’interno del cerchio morale. Il giudizio morale stesso, quindi, è un atto di violenza: necessario, spesso – ma deve esserci consapevolezza che è così.
Cosa è la Storia per te, e come entra nel tuo modo di narrare?
GG: E’ uno dei livelli testuali, che sono tutti embricati tra loro, divisibili l’uno dall’altro solo per indebita astrazione – almeno nelle intenzioni, poi altro è l’esito testuale, che può risultare fallimentare. La Storia è la vicenda del fantastico, il rimbalzo sulla domanda inerente la natura di se stessi e del rapporto col mondo. I fantasmi popolano la Storia, la vicenda umana è ambigua in quanto è assoluta finché c’è l’umano, ma non lo è affatto a fronte della certezza che la specie, prima o poi, finirà di esistere storicamente, mentre i suoi sogni no, la sua immaginazione no.
“Ah! come siamo vivi come tutto accade per tutt’altri motivi.” A me viene da pensare che raccontare la storia è una scelta. Ci sono tanti percorsi, tanti bivi e vicoli ciechi. C’è anche chi ce la racconta con sfondo di cieli azzurri e sorrisi finti, e adesso la pubblicità. Con Italia De Profundis tu come ce la racconti?
GG: Trai questo verso da una canzone di Lucio Battisti, con testo di Pasquale Panella, che ho usato in uno dei booktrailer. La domanda che poni è difficile, perché io affronto un conflitto interno, che è quello tra narrazione e racconto della Storia. La narrazione è aperta, disposta a sperimentare, nell’accezione che dò al termine; mentre il racconto è apparentemente concluso, in qualche modo leggibile anche linearmente, teso a piacere, a utilizzare qualunque dialettica che non pratichi il dissolvimento della dialettica stessa. Mi interessa la narrazione, che è fatta per salti, balzi, scarti, improvvise apparizioni di buchi neri, inesplicabilità, noia, stridìo, dolore, gioia esplosiva, sempre accadimenti che accadono per quali motivi? La realtà è viva, si vive – la pubblicità racconta, non narra. La vita vivente e nervosa della cosa che percepiamo e che denominiamo “realtà” è un flusso di storie di storie, indefinite, ramificantisi. Se io blocco un frame di questa realtà e lo rappresento, passo a ciò che io chiamo racconto – sono comunque destinato a fallire, perché la potenza di ciò che diviene mi farà incappare in uno scarto decisivo, prima o poi.
Viene da pensare che è impossibile raccontare il reale, perché qualcosa ti sfugge sempre, e se cerchi di incastonarlo, comunque fallisci.
GG: Prima proviamo a raccontare l’”io” e vediamo se è possibile, se sfugge qualcosa, se si fallisce. Senza “io”, per l’umano, dov’è il reale?
Perché DE PROFUNDIS? Non c’è più niente dopo? Neanche una speranza, una piccola fiammella? La verità, da qualche parte esiste?
GG: E’ un problema di questi giorni. Devo lavorare all’”In Excelsis” e non so come fare. Verranno altri libri, prima. Non è che non c’è speranza, è che proprio mi sembra assurda e culturale la polarità speranza/disperazione – è emotività. Il sogno trascende questa dialettica, spinge la storia verso l’orizzonte sempre in divenire dell’utopia.
I quattro booktrailer del libro IDP mi hanno lasciato un profondo senso di angoscia, e di disperazione. E una tra le tante, infinite possibili domande. Quante volte si può morire?
GG: Continuamente. Dal punto di vista identitario: continuamente. Appena si muore, si nasce, però. Posizione del tutto personale, sia chiaro.
“Povera patria, schiacciata dagli abusi di potere”, dice Battiato. “Quale patria e quali abusi del potere? La patria non esiste e gli abusi del potere sono semplicemente il potere. E la classe dirigente fa la vita reale, la plasma, ce la presenta e dice: -Ecco, voi siete così e noi siamo così. Dunque, accontentatevi”, dice Loriano Macchiavelli, in una conversazione di qualche giorno fa.
GG: Concordo completamente con l’ammiratissimo Loriano. La patria è un’astrazione indebita, un’acculturazione della violenza implicita che l’umano desidera profondamente esplicitare. Sarebbe come dire che un sogno ha dei confini. Verrebbe da ridere. Il problema del potere è più complesso, però. Ogni atto che compio, e quindi anche la scrittura, sottintende che sto esercitando potere. La realizzazione del desiderio sembra abolitre il potere e lo invera. O si fa un lavoro su di sé e quindi non ci si sente estranei al potere, o tutto diventa separabile con atto di violenza.
Cosa è, cosa rappresenta per te l’opera di Pier Paolo Pasolini?
GG: Caino.
Il fratello cattivo? Perché?
GG: Perché mi è fraterno nel darmi alcune chiavi di volta narrative e pensative, ma anche non induce al fenomeno della coscienza da cui emerge il fenomeno “io” – per come leggo il Pasolini della “Divina Mimesis”, ma anche di “Petrolio”, c’è un movimento di contraddizione, di lacerazione, di distruzione dell’”io”, di definizione della morte che non mi appartiene. Del resto, io non sono Pasolini, non sto mica a quel livello letterario. Ma posso sottrarmi, nel momento in cui Pasolini – e non può farne a meno – è l’autorità che invade il futuro attraverso l’atto culturale, anche se la volontà è quella di distruggere l’atto culturale. Qui io rinvengo una sorta di “reazionariato” pasoliniano (che non è l’accusa di nostalgismo che gli si commina spesso) – è che sa cosa fare con l’ambiguità, ha un’idea piuttosto precisa di non risolverla, ma non è così che per me si lavora sull’ambiguità. La domanda deve essere posta dall’ambiguità, mentre in Pasolini io percepisco che Pasolini offre una domanda ambigua: è diverso, è implicitamente omicida sul piano culturale, come ogni padre oppure ogni fratello che non si centri nella posizione coscienziale.
De Cataldo una volta mi ha detto, a proposito del rapporto tra Storia e narrazione, e di Romanzo Criminale, di “un tentativo, non nuovo e non originale (penso a Balzac, Flaubert, Tolstoi, Dickens, sino a Ellroy), di de-costruire la propaganda e ri-costruirla in chiave metaforica. La Storia è una grande miniera di conoscenze: soprattutto, a studiarla bene, ti svela tanti “trucchi” utilissimi ai fini drammaturgici.” Che ne pensi?
GG: Sono assolutamente d’accordo con De Cataldo. La sua operazione è linguisticamente interessante perché lo è politicamente: agisce con la storia raccontata per ridurla a narrazione di storie, spostando ogni metafora, ricostituendola. La sua narrazione allora diventa allegorica, diventa la storia del Potere, cioè una storia universale che non vale più solo per la Roma dai Settanta all’inizio dei Novanta, e il “Vecchio” esonda, non è più nemmeno il “Grande Vecchio” della paranoia narrativa, bensì un concentrato di mitologie intorno a cui il fantastico secreto dall’umano continua ad aggregarsi. De Cataldo, in questa dichiarazione, sta accennando a una tensione shakesperiana che sarebbe cieco non ravvisare.
Vorrei parlare di NIE, e di un tema che mi sta a cuore: i rischi di elitarismo. Su Anobii ne abbiamo discusso con Kai Zen, Sarasso, Dimitri e altri che spiace non citare. Questo rischio, secondo te c’è, se prendiamo la parola “elitaria” non in senso ristretto, ma la riferiamo al milione di persone che segue Saviano, che è lo stesso che legge molti libri, che è lo stesso che guarda Report, che è lo stesso che si preoccupa dell’Ambiente ecc ecc ecc? Insomma i soliti, pallosi comunisti, in fondo (tra i quali, me medesimo). Tristi, uh come sono tristi, e in fondo pochi, no? E gli altri 49 e passa milioni? Esiste ancora una vera cultura pop o ormai è stata soppiantata dalla cultura dell’Isola dei famosi?
GG: “L’isola dei famosi” è letteratura – non comprenderlo significa, credo, non comprendere una componente molto importante del memorandum di Wu Ming 1. Tu hai una situazione shakesperiana, che la tv mutua dalla letteratura. Hai lo Stronzo, la Puttana, la Pettegola, l’Ambiziosa, il Volgare. L’”isola” è allegorica. L’allegoria si declina in una direzione sottoculturale, ma ciò che va fatto è ravvisare il nucleo allegorico e riportarlo al centro della rappresentazione. Rifiutare la sottocultura è assurdo: il pop non è mai né altoculturale né sottoculturale. Il pop esprime nuclei allegorici. Se poi essi non vengono intercettati, non è colpa se non di chi sarebbe preposto a intercettarli ed elaborarli: cioè gli artisti e gli intellettuali, in primis.
Questo porta a pensare ad una responsabilità degli artisti e degli intellettuali, nel sentirsi elitè e nello snobbare molte cose. Sarebbe utile riprendere in mano la lezione di Andy Warhol (ad es. “Credo che sia un artista chiunque sappia fare bene una cosa; cucinare, per esempio.”) o dei movimenti punk?
GG: Il problema dell’arte è per me legato a una retorica specifica e a una possibilità di allusione al trascendimento. Cucinare, no. Cucinare nel tempo mitico è culturale e simbolico, stabilisce rapporti col dio. Ma questo è già uno sguardo da antropologo. Un cuoco è un cuoco, uno scrittore è uno scrittore. Dipende da cosa ci fai col tuo artigianato. Sono cose distantissime, per me. L’affermazione di Warhol nasce da una possibilità che è l’estetica diffusa spettacolarmente: invera l’oggetto della sua critica.
“In Italia si legge poco perchè per generazioni e generazioni, intellettuali e presunti tali, gonfi palloni pieni d’aria marcia, hanno martellato il fatto che la letteratura è educazione, è cultura, è intelletto. E finchè continuiamo a pensare che noi scrittori/lettori/critici siamo elite (elite buona e gentile, per carità, che deve amorevolmente arrivare alle masse, ma sempre elite), non avremo colto il punto.”, dice Francesco Dimitri. Che ne pensi?
GG: E’ ciò che rispondevo sopra. Sono d’accordo fino a un certo punto, tuttavia. Nel senso che manca una domanda previa: perché gli intellettuali si sono comportati in questa maniera in un determinato periodo e in una determinata area geografica? A quale generazione anagrafica ci riferiamo? Che rapporto con l’auctoritas è stato interrotto? Che rapporto d’amore è stato interrotto? Quale magistero affettivo è stato negato?
Come lavori quando scrivi un romanzo?
GG: Dipende dai romanzi. Generalmente studio moltissimo. Non scaletto quasi mai, tranne che in casi eccezionali (in “Hitler” era impossibile fare a meno di una scaletta), però ho in mente dove andare. Finora, una scena o un’immagine trascinano: voglio arrivare là e non so come farlo. Lo faccio, con paura di non riuscire. Scrivo molte ore al giorno, concentro la scrittura in periodi compatti, mentre scrivo continua a studiare, spesso faccio entrare casualità dovute alla cronaca in ciò che sto scrivendo.
Sei uno scrittore molto attento alla multimedialità. Il web 2.0 può essere un’opportunità per l’oggetto”libro”? O sarò solo l’ennesimo canale promozionale che useranno tutti?
GG: Il Web 2.0 per me non esiste: è il Web che dispone di un accesso di banda maggiore rispetto a prima. Il problema del Web è individuare il suo specifico e fare arte con quello. Per quanto riguarda la comunicazione, è già avvenuta la rivoluzione. Se la specie non avrà problemi ben più seri nei prossimi anni (il che io credo), allora vedremo ulteriori rivoluzioni, prima delle quali, per quanto concerne l’editoria, la distribuzione dei libri, il ritorno potente del catalogo, uno stravolgimento verso il basso della prezzatura.
Una curiosità: ti occupi tu direttamente della realizzazione dei tuoi booktrailer?
GG: Sì, certo, in maniera estremamente dilettantesca. Li chiamo “booktrailer” per comodità, ma non lo sono affatto: sono corollari tematici.
Non conoscendoti per niente, mi dai l’impressione di essere, nei confronti di qualunque forma d’arte che apprezzi, una persona bulimica, che divora e si appropria, rielaborandola in modo personalissimo, di ogni cosa interessante che ti capiti a tiro. Sbaglio?
GG: Questo è l’ologramma “Giuseppe Genna”. O, anche, certo temperamento di “Giuseppe Genna”. In realtà c’è un soggetto che scrive in cerca di amore, tentando di dare amore. A volte sperimenta per sperimentarsi e incontrare l’altro. L’ologramma risulta contraddittorio, iperbolico, bulimico appunto – ma è ologramma, cioè fantasma. Io sono una narrazione, vale a dire che “io” è una narrazione.
Forse non sbaglio anche se dico sei un autore che vuole donarsi completamente, quasi appartenere al lettore. Vuoi essere questo?
GG: No. La mia posizione è: non sono l’autore e chi legge non è chi legge. Dunque: chi siamo? Una madre lascia, in tempi nemmeno tanto antichi, il suo neonato alla Ruota degli Abbandonati e poi sparisce per sempre. Ha partorito quel figlio, verrà allevato da altri, camminerà nel mondo. Che c’entra quella madre con la sua vita? Io desidero l’abbraccio con chi legge attraverso il testo, ma in questo senso: coincidiamo in qualche parte in cui non sappiamo più dire né “noi” né “io”? Lì si dà un amore privo di oggetto, che ha una forte ricaduta sui comportamenti concreti, mondani – cioè politici.
Loriano (Macchiavelli) dice: “All’aspirante giovane (e anche vecchio, perché no?) scrittore consiglio di svegliarsi dal sogno. Il mestiere dello scrivere, per come lo vedo io, prevede un contatto con la realtà. Altro che sogno!”. Che ne dici?
GG: Per me la realtà è un sogno apparentemente coerente. Non muta il rapporto fondamentale: soggetto che conosce | conoscenza | oggetto conosciuto. Quindi, non vedo differenze. Comprendo però cosa dice Macchiavelli, e concordo: il sogno della realtà, soprattutto in questo frangente, è molto importante.
Un autore che ami, e un suo libro. E perché. Uno solo, sopra tutti, però.
GG: Don DeLillo e il suo “Body Art”. Entra in ciò che non si sa, e dico che non si sa per ora. Lo fa indistintamente con stile di superficie, lingua profonda, sguardo, struttura. Enuncia letteralmente, è impossibile interpretare. Perturba. Toglie dall’attaccamento psicologico, senza strappare con violenza. Scrive divinamente in maniera del tutto naturale. Cultura, natura, soprannaturale sono messi in cortocircuito senza che si avverta il peso di un’intenzione. E’ la perfetta allegoria vuota. Specifico che ho scelto appositamente un testo contemporaneo. Altrimenti avrei detto “Amerika” di Kafka.
La musica che ascolti?
GG: Elettronica. E Glass e Part. Ora, soprattutto Murcof. Sentieri Selvaggi e il compositore Filippo Del Corno. Ma sono un profano.
Come ti sei avvicinato al mondo della scrittura? Quale è la prima cosa che hai scritto e hai fatto leggere a qualcuno con l’idea di “pubblicare” e cosa ti hanno detto? Quando hai capito che potevi fare lo scrittore in senso professionale?
GG: Non è accaduto così. Fin da piccolo bazzicavo l’ambiente della poesia contemporanea. La pubblicazione è stato un processo senza difficoltà. Scrivere professionalmente è un incubo cui vorrei sottrarmi. La prima cosa scritta e mostrata, ma senza l’idea di pubblicare, è stato un poemetto dato al poeta Antonio Porta, che mi prese e mi istruì. E’ tuttora la figura di riferimento, non edipica, che Valerio Evangelisti ha sostituito a distanza di anni. L’altro riferimento parallelo è per me inesplicabile ma effettivo, molto fraterno – cioè Tommaso Pincio. Il collettivo Wu Ming mi ha insegnato il rapporto, l’abolizione del lavoro in solitaria, l’artigianato di certe componenti fondamentali del narrare.
Hai dei sogni, e quali?
GG: Non ho nessun sogno in particolare: ho tutti i sogni. Soprattutto che regni l’amore, ovunque, continuamente. Non è possibile, l’uomo non si accorge che l’odio è una forma di amore. Io stesso non realizzo questo sogno, perché sono umano, troppo umano, a volte al di sotto dell’umano.
Grazie!

Storia di fantasmi

Giuseppe Genna - ITALIA DE PROFUNDIS - minimum faxIl sito ufficiale
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I booktrailer: 1234
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Sul blog Il Miserabile, on line su la7.it, un post che è anche una videomeditazione a corollario di Italia De Profundis, sulla narrazione della storia umana (indifferentemente politica e universale) e l’ambiguità dei suoi fantasmi, per evitare il cronachismo e spalancare le porte dell’allegoria:

ITALIA: STORIA DI FANTASMI

storiafantasmiimg.jpgSe si cerca di narrare una storia, accade che si racconti anche la storia che apparentemente è fattuale. Soltanto un presente saccente, quale è il nostro nei suoi aspetti deteriori (per esempio, quello rappresentato dagli intellettuali che continuano a urlare in nome di una tradizione che non hanno minimamente compreso), soltanto un tempo teso a guardarsi dall’esterno e ad autocanonizzarsi può ritenere che la storia politica e sociale che viene narrata sia cronaca. Di fatto, essa è un’allucinazione. Una schiera di fantasmi avanza sempre. Questi fantasmi sono fisicamente figure morte, ma l’arte e la letteratura conferiscono loro una seconda vita da zombie: questa è tutta l’ambiguità e la pericolosità dell’arte. Così Dante rappresenta contemporanei nel suo Inferno, Hugo fa dialogare Robespierre e Marat in Novantatré, Manzoni dà vita al Cardinale Borromeo a una distanza che, per differenza di accelerazioni storiche, corrisponde all’incirca a una narrazione di ciò che è Andreotti in dati romanzi e film. Non si sa nemmeno se Andreotti è Andreotti. Lo vediamo fantasmaticamente. La memoria è un teatro di fantasmi. Questi fantasmi esprimono molto di più di quanto esprimerebbero in un racconto cronachistico. Essi sono figurazioni del Potere. Sia chiaro: l’artista esercita il Potere, ha a che fare col Potere quando crea. Quindi, ogni narrazione apparentemente storica, rimanda a un “io” che è esso stesso fantasma: è una forma di quel Potere. Perciò, esso può assentarsi dalla scena, ma non se ne andrà mai veramente.
Questa è la premessa a una nuova videomeditazione che nasce come corollario a Italia De Profundis. Mentre nel ragionamento per immagini fatto precedentemente l'”io” era esplicitamente parte in causa, qui è tutto apparentemente sociologico, politico, esteriorizzato. Parrebbe cronaca, se non apparissero determinati scarti. Qui non ci si chiede come si racconta la storia, ma si medita su un racconto della storia – quella italiana.

Wu Ming 1 sul NIE, alla London University: NOI DOBBIAMO ESSERE I GENITORI

davidfosterwallace_wm1.jpg[Riproduco l’introduzione all’intervento di Wu Ming 1, Noi dobbiamo essere i genitori, tenutosi alla London University. Si tratta, a mio parere, di una fenomenologia e una teoresi imprescindibili rispetto al memorandum sul New Italian Epic, opera sempre di WM1. E’ per me un poco emozionante rimandare a questo nuovo intervento, poiché viene analizzato Medium in coincidenza con un retroscena privato che, come suggerisce Wu Ming 1, è davvero emblematico (al di là dell’emblematicità, mi sia permesso ringraziare WM1 per un’analisi così profonda sul mio romanzo). Non solo. L’intervento è emozionante anche perché ruota su una lunga dichiarazione in intervista che David Foster Wallace rilasciò anni fa e che riporto qui in calce. gg]
[…] C’è questa cosa di Wu Ming 1, si intitola: Noi dobbiamo essere i genitori con l’enfasi sul soggetto della frase. Si trova su Carmilla (versione stampabile qui).
E’ un discorso tenuto a Londra il 2 ottobre scorso, sei giorni fa.
E’ una cosa sui genitori e i figli, parla di una “valle perturbante” che stiamo attraversando, della necessità di tornare a immaginarci un futuro, di due libri (uno semi-sconosciuto, l’altro famosissimo), di “zone morte” nel mare e pesci che si estinguono, di una sindrome che si chiama “asimbolia del dolore” (ti fanno male e ti metti a ridere), dell’Italia come laboratorio, del fatto che dobbiamo smetterla di pensarci “post-qualcosa”, e mirare a nuovi momenti fondativi. “Noi dovremo essere i genitori” è una frase di David Foster Wallace. Cosa abbiamo perso, con quel suicidio…

«Vorrei citare lo scomparso David Foster Wallace. Questo è uno stralcio da una famosa, classica intervista rilasciata a Larry McCafferty per la “Review of Contemporary Fiction”, estate 1993. E’ l’ultimissima risposta, ed è molto interessante: “Questi ultimi anni dell’era postmoderna mi sono sembrati un po’ come quando sei alle superiori e i tuoi genitori partono e tu organizzi una festa. Chiami tutti i tuoi amici e metti su questo selvaggio, disgustoso, favoloso party, e per un po’ va benissimo, è sfrenato e liberatorio, l’autorità parentale se ne è andata, è spodestata, il gatto è via e i topi gozzovigliano nel dionisiaco. Ma poi il tempo passa e il party si fa sempre più chiassoso, e le droghe finiscono, e nessuno ha soldi per comprarne altre, e le cose cominciano a rompersi o rovesciarsi, e ci sono bruciature di sigaretta sul sofà, e tu sei il padrone di casa, è anche casa tua, così, pian piano, cominci a desiderare che i tuoi genitori tornino e ristabiliscano un po’ di ordine, cazzo… Non è una similitudine perfetta, ma è come mi sento, è come sento la mia generazione di scrittori e intellettuali o qualunque cosa siano, sento che sono le tre del mattino e il sofà è bruciacchiato e qualcuno ha vomitato nel portaombrelli e noi vorremmo che la baldoria finisse. L’opera di parricidio compiuta dai fondatori del postmoderno è stata importante, ma il parricidio genera orfani, e nessuna baldoria può compensare il fatto che gli scrittori della mia età sono stati orfani letterari negli anni della loro formazione. Stiamo sperando che i genitori tornino, e chiaramente questa voglia ci mette a disagio, voglio dire: c’è qualcosa che non va in noi? Cosa siamo, delle mezze seghe? Non sarà che abbiamo bisogno di autorità e paletti? E poi arriva il disagio più acuto, quando lentamente ci rendiamo conto che in realtà i genitori non torneranno più – e che noi dovremo essere i genitori”.»